Armée – Nation: Front commun pour le développement

La célébration du 54e anniversaire de l’avènement de l’Etat unitaire le 20 mai prochain donnera encore à voir que la marche vers le progrès du Cameroun reste une oeuvre collective impliquant ces deux acteurs plus que jamais indissociables.

Des militaires aux commandes des engins de génie civil pour construire des infrastructures routières ou des édifices utilisés par l’ensemble de la communauté. L’image est presque devenue banale au point de faire désormais partie du quotidien des Camerounais. On voit ainsi les éléments du Génie militaire à l’oeuvre dans les principales villes du pays, à travers la construction des routes, des marchés, des complexes sportifs... On a vu le Bataillon d’intervention rapide (Bir) construire les routes Kumba – Ekondo Titi (60 km) ou encore Bangem – Nguti (53 km), en pleine crise dans la région du Sud-Ouest et même distribuer de l’eau potable aux populations de Manoka dans la région du Littoral. Autour de sa principale base à Obili à Yaoundé, la Garde présidentielle (Gp) a fait installer des bornes fontaines afin d’approvisionner gratuitement les populations alentours en eau potable. Elle est donc bien loin aujourd’hui, l’image de ces forces de défense et de sécurité claquemurées dans leurs casernes et dont le rôle se limitait jusque-là à la défense de l’intégrité territoriale du Cameroun, à la protection des personnes et de leurs biens. Même si à travers ces actions, elles participent au quotidien à la consolidation de la libre circulation des personnes et des biens, et par ricochet au renforcement du tissu économique national et même au-delà. L’Armée est donc sortie des camps. Pas pour des opérations militaires au sens strict du terme. Mais pour devenir un acteur majeur du développement du pays en y apportant sa contribution et son expertise. Le mérite revient à la réforme impulsée en juillet 2001 par le président de la République, chef des forces armées, Paul Biya. Celle-ci a en effet constitué un tournant majeur vers la juvénisation, la modernisation et la professionnalisation des forces armées du Cameroun. Si le Génie militaire est reconnu comme le bras séculier des forces de défense et de sécurité pour la construction de certaines infrastructures, comme on l’a encore récemment vu lors des messes célébrées à Bamenda, Douala et Yaoundé par le pape Léon XIV lors de sa dernière visite apostolique au Cameroun, d’autres actions contribuent aujourd’hui à faire d’elles, des acteurs majeurs de développement au Cameroun. Le réseau des hôpitaux militaires de région participe à soulager les populations civiles de nombreux maux. Ces dernières représentent aujourd’hui, le plus grand nombre de patients dans ces formations sanitaires qui s’illustrent de plus en plus par un plateau technique assez relevé, des coûts défiant toute concurrence et des spécialistes dans divers domaines. La lutte contre la secte terroriste Boko Haram a révélé une autre facette des éléments des forces de défense et de sécurité, lorsqu’ils ont pris la place des enseignants dans les écoles pour assurer l’encadrement des élèves. On a ensuite vu les populatio...

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