Body Filler: Chasse aux faussaires de l’esthétique

Le ministère de la Santé publique et l’Ordre des Médecins viennent d’engager des actions contre une influenceuse et un faux médecin qui s’adonnaient à cette pratique risquée.

L e buzz a dépassé les réseaux. Il est désormais un dossier judi­ ciaire. Depuis le 16 juillet der­ nier, deux textes officiels font le tour de Facebook et TikTok. Objet : le Body Filler et ses dérives. Dans un com­ muniqué, le ministre de la Santé pu­ blique, Manaouda Malachie, alerte sur la multiplication d’offres d’injections pour augmenter le volume de certaines par­ ties du corps (fesses et seins notam­ ment). Il rappelle la loi : les produits de comblement relèvent d’actes médicaux. Ils doivent être pratiqués uniquement par des professionnels qualifiés et dans des structures sanitaires autorisées. Le Minsanté prévient : il saisira la justice contre tout contrevenant. Quelques heures plus tard, l’Ordre national des médecins du Cameroun y joint sa voix. La corporation annonce avoir déposé plainte pour exercice illégal de la méde­ cine contre deux personnes : Kingsly Nembo qui se présente publiquement comme « Docteur » et propose des actes médicaux/esthétiques sans être inscrit au tableau de l’Ordre. Et Manuella Nimpa, alias « La Croqueuse de Dia­ mants » : accusée de réaliser des injec­ tions de Body Filler et autres actes in­ vasifs hors du cadre légal. C’est elle qui a mis le feu aux poudres. L’influen­ ceuse, passée de « milliardaire » à « en­ trepreneure », vend le Body Filler sur ses pages depuis quelques semaines déjà. En tenue d’infirmière, elle accueille des patientes et promet un « corps de rêve ». Le...

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