Stationnements informels: Les gares sauvages font de la résistance

Malgré le rappel à l'ordre des autorités administratives, des transporteurs ont encore du mal à se conformer.

L undi 20 juillet 2026, il est 10h. Les klaxons crépitent. Les moteurs chauffent. Au carre­ four Atangana Mballa, arron­ dissement de Yaoundé IV, la journée a déjà pris de l’avance. « Ngoumou ! Akono ! Olama ! Plus qu’une place ! », Rodrigue Zé hurle, la tête sortie de sa Toyota. Autour, une vingtaine de véhicules se disputent le bitume. Sacs de marché à la main, les passagers se frayent un chemin entre les chargeurs et les simples taxis qui dé­ chargent les passagers. Ici, pas de panneau, pas de gui­ chet. Juste l’habitude. Cette gare sauvage existe depuis des années. Les prix aussi sont gravés dans les têtes : 1000 F pour Ngoumou, 1200 F pour Akono, 1300 F pour Olama, 2000 F pour Ngome­ zap. « Nous sommes en poste sept jours sur sept. Du matin au soir », lance Rodrigue. Pour lui et ses collègues, il est hors de question de bouger. Quelques kilomètres plus loin, même scénario. Au carrefour Mobil Omnisport, dans l’ar­ rondissement de Yaoundé V, les minibus de la ligne Yaoundé-Soa sont collés au bas-côté. Malgré la gare rou­ tière aménagée par la Com­ munauté urbaine du côté de l’immeuble Jaco au quartier Elig-Essono, certains auto­ mobilistes préfèrent la rue. Le prix reste le même, 350 F le trajet. Ce, peu importe si les passagers descendent au milieu du trajet. Des station­ nements anarchiques qui ont finalement donné lieu à un vaste boulevard de petits commerces. À la station Mobil Ema...

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