Décrispation annoncée en RDC

Afrique
Simon Pierre ETOUNDI | 03-01-2017 09:06

Le pouvoir et  l’opposition ont convenu de la cogestion du pays en 2017.

La majorité et la majeure partie de l'opposition ont accepté le week-end dernier qu'à l'issue de son second bail à la tête de l’Etat, Joseph Kabila ne briguera pas un troisième mandat. Davantage, les deux parties ont convenu que pendant la période de transition, « aucune tentative de révision de la Constitution ne sera entreprise ».  Et pendant une période de transition de douze mois, l'accord prévoit la création d'un Conseil national de transition (CNT) présidé par l'opposant Étienne Tshisekedi. C’est également du « Rassemblement », la coalition qui regroupe la majeure partie de l’opposition dont Tshisekedi est la tête de proue, que devrait provenir le nouveau Premier ministre du pays.
Ainsi après de longues semaines de tractations, l’horizon politique à court terme de la République démocratique du Congo s’est découvert. Après un premier accord conclu en octobre entre le pouvoir et une frange minoritaire de l'opposition, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a relancé les débats avec toutes les composantes politiques congolaises. L’année 2017 démarre donc sous le signe de l’espoir pour les Congolais qui entrevoient la perspective de la première transition pacifique du pouvoir depuis l’indépendance dans leur pays. Toutefois, l’accord signé le 31 décembre dernier ne précise pas à quelle date le CNT sera mis en place, ni quand sera nommé le nouveau Premier ministre. Mais selon le chef de la Mission de l'ONU au Congo (Monusco), Maman Sidikou, « le travail doit continuer, il faut sauvegarder la stabilité politique en mettant en œuvre chaque point de cette nouvelle feuille de route politique.»
De son côté, le président congolais, Joseph Kabila dans une adresse à la Nation le 31 décembre dernier, a appelé à « la poursuite sans désemparer du processus électoral ». Il est notamment question pour tous les Congolais de se préparer pour les prochains rendez-vous électoraux, dont la présidentielle prévue à « fin 2017 ».  L’accord du 31 décembre a également eu un large écho au-delà des frontières de la RDC. Ainsi dans un communiqué commun la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, et le commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement, Neven Mimica ont insisté sur le fait que « pendant la période de transition, les institutions de l’État tireront leur légitimité à la fois de leur inclusivité et de leur capacité de mettre en œuvre l'accord dans toutes ses composantes » et « dans le plein respect de la Constitution (...) en vue de la tenue d'élections en 2017 ».

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