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Côte d’Ivoire: un nouveau gouvernement attendu

Presidential
Sainclair MEZING | 10-01-2017 10:43

Le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan a remis hier au président Alassane Ouattara la démission de l’ensemble de son équipe.

La Côte d’Ivoire est sans gouvernement depuis hier en matinée. Au cours d’une audience que lui a accordée le président Alassane Ouattara, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan a remis sa démission, ainsi que celle de l’ensemble de son équipe. Au terme d’un long entretien entre les deux hommes, le président de la République a marqué son avis favorable à cette démission, en publiant une série de décrets mettant un terme aux fonctions du gouvernement. «En attendant la nomination d'un nouveau Premier ministre et la mise en place d'un gouvernement, le Premier ministre et les membres du gouvernement sortant, sont chargés d'expédier les affaires courantes», indique un communiqué publié par la suite.
Au moment où nous allions sous presse, le nom du nouveau Premier ministre n’était pas encore connu. Toujours est-il que cette démission collective intervient quelques semaines après les élections législatives qui ont été marquées par une large victoire de la coalition RHDP au pouvoir. L’agenda politique en Côte d’Ivoire s’annonce fort chargé au cours des prochains jours. Après le renouvellement hier du bureau de l’Assemblée nationale qui a connu le maintien de Guillaume Soro au perchoir, Alassane Ouattara doit procéder, conformément à la nouvelle Constitution, à la nomination du vice-président de la République. Le président ivoirien est annoncé ce mardi à l’hémicycle dès 10 h pour une déclaration officielle au cours de laquelle il devra donner le nom de son futur dauphin constitutionnel.  
Ces évènements surviennent dans un contexte particulier. La semaine dernière, plusieurs villes ivoiriennes ont été paralysées par une mutinerie de soldats revendiquant de meilleures conditions de vie. Au terme de longues heures de négociations avec les insurgés à Bouaké, épicentre de la mutinerie, le gouvernement s’est engagé, comme en novembre 2014 lors du premier mouvement d’humeur des soldats, à apporter des réponses concrètes au chapelet de revendications. Notamment la régularisation de leurs primes, des augmentations de salaires, des promotions plus rapides et des logements.

 

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