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Rentrée du deuxième trimestre à deux vitesses

24 heures
Jeanine FANKAM | 10-01-2017 13:49

Elèves et enseignants ont repris le chemin de l’école hier sur l’ensemble du pays, à l’exception des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Lycée bilingue d’application de Yaoundé, vers 11h, Mary Ayuketah, le proviseur fait encore sa ronde dans les salles de classe. Elle confie que c’est avec joie et bonheur que tout le monde a repris les cours dans son établissement. « Les élèves ont répondu à l’appel. Ils savent ce qu’on attend d’eux. Il en est de même des enseignants. Comme tous les lundis, nous faisons des rappels utiles sur les évaluations, le respect, la discipline », affirme-t-elle.
En ce jour de rentrée, l’élément le plus important souligné par presque tous les responsables d’établissement, c’est sans conteste l’enjeu du trimestre. « Il est délicat. Quand on perd le deuxième trimestre, il y a des risques de perdre l’année », souligne le frère Georges Lissomè, principal du collège Vogt. Dans l’ensemble, il a été observé que ces responsables prêchent  à des convertis. Au collège François Xavier Vogt, Steve William Mbarga Mbarga, président de la coopérative des élèves, affirme avoir abordé cette autre étape avec la ferme intention de réaliser les objectifs fixés dès le début de l’année. « Mon bureau et moi allons reprendre le travail de sensibilisation par niveau d’enseignement, afin que l’excellence scolaire demeure le partage ici au collège », confie-t-il.
Le frère Georges Lissomè donne le ton au sommet. Il appréhende le deuxième trimestre comme une étape de mi-parcours de l’année scolaire. Dans son établissement, le pied reste maintenu sur les pédales du travail, de la discipline et de la foi. Ce lundi, certaines classes comme les sixièmes et les cinquièmes ont composé pour le compte de la troisième séquence. Les contrôles continus ont eu lieu dans quelques autres classes, question d’éviter tout relâchement au sortir des fêtes de fin d’année. « Le trimestre est délicat. C’est la phase-charnière de l’année. Pour maintenir un esprit studieux même pendant les congés de Noël, certains élèves ont été astreints aux cours de soutien. Tous ont eu des devoirs à faire pendant les deux semaines de trêve », a rappelé le principal.
Au Lycée Général Leclerc, c’est le même esprit de détermination, la même prise de conscience. Petit incident quand même : un récalcitrant de la classe de troisième a commencé son trimestre avec des sachets de stupéfiant dans son sac de classe. Un mal que le staff a tenu à tuer dans l’œuf pour éviter un effet de propagation. « C’est un récidiviste. L’élève en question est exclu depuis un mois. Les investigations avaient montré qu’il a des uniformes de plusieurs établissements scolaires de Yaoundé », a expliqué le proviseur. Au moment où nous quittions les lieux, le chef d’établissement finissait de gérer ce cas pour le moins marginal.

 

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