Un devoir sacré

Editorial
BADJANG ba NKEN | 21-08-2016 22:07

Le déploiement d’un nouveau contingent camerounais en République centrafricaine s’inscrit dans un contexte particulier. On sait en effet que le président Paul Biya, chef des armées, a décidé il y a peu une revalorisation substantielle de la prime servie à ces soldats de la paix. Une mesure stimulante d’autant appréciée et saluée au sein de la grande muette qu’elle est de nature à revigorer le moral de nos militaires engagés à servir en terre centrafricaine. Avec honneur et fidélité. Comme l’ont fait jusqu’ici leurs camarades d’armes là-bas ainsi que sur d’autres théâtres d’opérations tels la République démocratique du Congo, le Cambodge, le Darfour, Haïti… Avec à la clé une appréciation constante et appuyée des instances internationales compétentes.
Au total, nos vaillants soldats qui ont su se distinguer ici et là par leur bravoure et leur disclipline ont réussi à se forger un label de sérieux, une réputation qui caressent et justifient un sentiment conséquent de fierté pour l’ensemble du peuple camerounais. Il s’agit donc pour le nouveau contingent de nos forces de défense de soigner méticuleusement ce label patiemment construit au fil des ans sous la supervision du président de la République, Paul Biya ; de préserver en les consolidant les précieux acquis engrangés par leurs aînés au double plan militaire et diplomatique. C’est aussi cela défendre le drapeau national, de tout temps et en tout lieu, en toute circonstance. Un devoir sacré.
La mission des nôtres est d’autant plus pressante, exaltante qu’ils doivent absolument se démarquer des dérives et autres comportements déviants affichés par d’autres contingents dans le cadre de la Mission intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA). Ce qui leur impose des attitudes et une manière de servir exemplaires, irréprochables. D’autant que Centrafricains et Camerounais ont en partage une longue histoire commune depuis la nuit des temps. En témoigne notamment un brassage, des liens et échanges multiformes entre populations de deux peuples frères qui vivent en bonne intelligence. En dépit de quelques turbulences ponctuelles liées à une instabilité persistante qui caractérise l’ancien territoire de l’Oubangui-Chari. Des crises récurrentes qui se sont traduites par des afflux incessants de refugiés dans les pays voisins.
Terre d’accueil reputée pour l’hospitalité de ses populations, le Cameroun abrite à ce jour plusieurs dizaines de millions de ressortissants centrafricains que les violences ont contraints à l’exil. Essentiellement installés dans les régions de l’Est et de l’Adamoua, dans l’espoir de regagner un jour le bercail. De concert avec d’autres nations, le Cameroun œuvre sans relâche au rétablissement d’une paix durable en Centrafrique. Le déploiement d’un nouveau contingent participe d’une dynamique porteuse de stabilité et de progrès en Afrique.
 

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