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Industries extractives: le Cameroun prépare une nouvelle validation

Economie
Félicité BAHANE N. | 17-02-2017 12:14

Les opérations débutent en juillet prochain. En prélude, le comité ITIE sensibilise l’opinion aux avantages du processus.

Le comité national ITIE (Initiative pour la transparence dans les industries extractives) a tenu une conférence hier sur le site du Salon PROMOTE. Objectif, selon Agnès Solange Ondigui, coordinatrice, « accentuer la sensibilisation sur cette initiative, étant donné que 2017 est une année spéciale pour le Cameroun, avec le processus de validation de sa conformité, dès juillet prochain », souligne-t-elle. Utilement, cette conférence a permis de rappeler que l’ITIE est une norme mondiale qui promeut la transparence, la bonne gouvernance et la responsabilité dans l’utilisation des revenus issus de l’extraction pétrolière, gazière et minière dans les pays riches en ressources naturelles, à l’exemple du Cameroun. Les Etats soucieux de transparence et de bonne gouvernance adhèrent volontairement au processus. Le Cameroun s’y est lancé et a été accepté en 2007. Après un premier contrôle, il a été déclaré pays conforme aux normes ITIE en 2013. Sauf que de nouvelles normes ont été élaborées en 2016 et un nouveau contrôle de conformité est en vue.
Sur les processus de contrôle et de validation, Agnès Solange Ondigui explique que des experts indépendants seront commis pour collecter des informations sur le circuit de production et de répartition des revenus pétroliers, gaziers et miniers. Ce, entre les industries extractives, l’Etat, les populations et collectivités territoriales entre autres. D’où l’intérêt pour l’Etat et la société civile de mettre sur pied des systèmes de traçabilité objectifs. En commençant par savoir qui se cache réellement derrière les industries extractives, quelles quantités sont effectivement produites, où ces ressources naturelles sont vendues et comment les revenus ont été distribués et utilisés par chacun des bénéficiaires.
Si le Cameroun n’a pas de souci à se faire quant à la conservation de son statut de « pays conforme », c’est que beaucoup a été fait en amont pour garantir cette transparence : la réforme du Code minier, la formation des personnels aux suivis de terrain et à la tenue des rapports écrits, la mise sur pied d’un cadastre minier informatisé, la réorganisation des procédures au niveau du Trésor public, etc. Autant d’efforts fournis avec des résultats chiffrés. En 2014, par exemple, selon l’Institut national de la statistique (INS), le secteur extractif a contribué pour 26,95% aux recettes totales de l’Etat. Il a généré 26 343 emplois et a été d’un appui certain dans l’équilibre de la balance commerciale avec une contribution à l’exportation de 37,8%. Et le travail se poursuit. Le comité ITIE invite les médias, la société civile et toute l’opinion à l’accompagner pour une meilleure transparence, puisqu’il y va de l’intérêt de tous.

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