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Charles Booto à Ngon: « Nos entreprises doivent gagner en compétitivité »

Economie
Marilyne NGAMBO TCHOFO | 17-02-2017 12:16

Le directeur général de l’Agence des Normes et de la Qualité (ANOR).

Le PECAE, mécanisme de contrôle des marchandises importées, vient d’être mis en branle par l’ANOR au niveau du port de Douala. Dans quelle mesure ce programme favorise-t-il les activités économiques des opérateurs locaux ?
Le Programme d’évaluation à la conformité avant embarquement des marchandises à destination du Cameroun (PECAE) vise plusieurs objectifs parmi lesquels la protection de la santé, la sécurité des consommateurs et la préservation de l’environnement. Le PECAE est un élément de stimulation pour nos entreprises qui doivent gagner en compétitivité. On voudrait se rassurer que les produits qui arrivent à destination du Cameroun sont de bonne qualité. Et pour en avoir la conviction, les évaluations de conformité se feront désormais dans les pays d’exportation avant que le produit ne prenne le chemin du Cameroun que ce soit à partir de la mer, des airs ou de la terre. Dès lors que les évaluations sont faites et qu’on s’est rassuré que le produit est bon, il est mis en circulation.
Comment faites-vous pour vulgariser les normes auprès des opérateurs et comment peuvent-elles contribuer à assainir l’environnement économique ?
Les normes sont importantes pour les entreprises dans la mesure où des produits qui ne sont pas de bonne qualité se retrouvent sur le marché et font concurrence aux produits locaux de bonne qualité. Avec la mise en place du PECAE, les entrepreneurs sont désormais informés qu’ils peuvent concurrencer, a la même échelle, avec les produits importés. Concernant la vulgarisation, des fascicules ont été élaborés en matière de normalisation. Il y a un catalogue des normes camerounaises et des normes rendues d’application obligatoire, de même que des fascicules qui présentent la certification et l’évaluation de la conformité. Nous mettons en œuvre toutes les mesures de communication, de sensibilisation afin que le maximum d’intervenants dans le secteur puisse être au courant de ce que nous faisons. Dans des structures organisées, la communication et la sensibilisation représentent environ 30% du budget total.

 

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