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2017 Farming Season: Activities Officially Launched

24 heures
Nkeze MBONWOH | 14-03-2017 14:42

 MINADER accompanied by colleagues was in Buea to exalt the season, hold a working session with the youth and launch training for the National Cocoa Academy last Friday.

The 2017 farming season for meridian Regions of Cameroon has been launched in Buea, South West Regional capital. Presiding at the event on the Molyko Stadium esplanade, 10 March, 2017, the Minister of Agriculture and Rural Development (MINADER), Henri Eyebe Ayissi, was flanked by the Minister of Youth Affairs and Civic Education, Mounouna Foutsou, the Minister Delegate at MINADER, Clementine Ananga Messina, the South West Governor, Bernard Okalia Bilaï, and representatives from related ministries.
Mr Eyebe Ayissi called on current and would-be farmers to take advantage of numerous existing infrastructures for training nationwide to improve on farming and guarantee employment. He urged those tilling the soil to be more committed and passionate as government was putting at their disposal free seeds and planting material as well as pesticides, spraying cans and other farm equipment. As if to warn civil servants of MINADER not to embezzle the gifts, the Minister insisted that the inputs and material offered are totally free of charge. Such include 5.4 million cassava cuttings, three million banana and plantain suckers, 1,000 tons of maize seeds, 725,000 tons of rice seeds, 500,000 yam seeds, two million mature cocoa seedlings, 2.5 million mature coffee seedlings and 600 tons of Irish potato seedlings.
In addition, fertilizers, pesticides and spraying equipment were also made available by government. The Minister called on farmers to go to all Divisional and Sub-Divisional Delegations of Agriculture to access this assistance free of charge. Increase of production, modernisation and involvement of more youth in farming remain some of the key objectives of government’s mobilisation in the farming sector through such events.
The Minister of Youth Affairs and Civic Education used the occasion to re-echo the training of 200,000 youths in the current year in self reliant programmes, financial support to some 250,000 youths for economic integration in 17 integration sectors including agriculture, digital economy and technological innovation, support of Diaspora youth on their return to Cameroon to prevent illegal migration, the implementation of the national volunteerism programme.

 

L’explication:

Sébastien Mekontso: « Il faut éviter les semis précoces »

Ingénieur principal des travaux d’agriculture.

Avec les pluies qui tombent déjà, les agriculteurs doivent-ils planter maintenant dans la partie méridionale du Cameroun ?

Un fait est sûr. C’est qu’avec les effets du changement climatique, il devient de plus en plus difficile de maîtriser le calendrier agricole. A Bafoussam par exemple, entre le 15 et le 20 février, il y a eu une pluie. Et j’ai vu des agriculteurs qui se sont précipités pour semer, et je dois vous dire qu’aujourd’hui, cette semence qui a été mise en terre est une semence perdue. Parce qu’il y a eu fonte de semis, c’est sûr que ce sont des plantes qui ne vont pas résister. Ce qu’on peut leur dire maintenant, vu le coût des semences, c’est d’être très prudent et d’attendre que les pluies s’installent et qu’il y ait une bonne couche de terre humidifiée, 10 à 15 cm, avant qu’ils ne se lancent dans les semis. Ainsi, si la graine plantée germe, le système racinaire aura le temps de bien se former de façon à ce que même si après, il y a une poche de sécheresse, que les plantes soient en mesure de résister à la sècheresse. En résumé donc, on leur dit d’être très prudents, de bien observer et de ne pas se lancer dans les semis précoces.

Quel mois sera le plus propice pour semer ?

Nous sommes dans un dilemme actuellement avec les effets du changement climatique. Je ne peux rien dire de précis aux producteurs, si ce n’est simplement d’être prudents, et d’évaluer ce qu’on peut perdre en termes de semences que de vouloir ressemer. En ce qui concerne le mois le plus propice pour semer, vers la fin mars, on est quand même sûr que les pluies pourront s’installer définitivement. Mais, je demande aux gens de ne pas se lancer dans les semis précoces. J’observe que dans la région de l’Ouest, actuellement, quand les agriculteurs cultivent, ils sèment directement. Ce n’est pas une bonne pratique. Ils risquent de perdre beaucoup en termes de semences, et lorsqu’on sait combien coûtent les semences… ce n’est pas un conseil à leur donner.

Que faut-il faire pour produire davantage compte tenu des difficultés des agriculteurs ?

Cette question a trait à l’agriculture de seconde génération qui prône l’utilisation des semences améliorées, ensuite la mécanisation et enfin la transformation. Si nos agriculteurs peuvent déjà réfléchir dans ce sens, utiliser les bonnes semences, les intrants améliorés et ensuite, penser comment transformer, nous pensons que l’agriculture peut aller croissante, parce qu’il y aura la plus-value. Et quand un agriculteur va au champ et qu’à la fin, il trouve satisfaction, il ne peut être qu’encouragé à faire ce travail. Les difficultés des agriculteurs, on les connaît. C’est surtout l’accès aux intrants agricoles. Pour gérer cela, nous leur demandons de s’associer pour faire des achats groupés. En le faisant, ils dégagent toujours une marge de bénéfice. C’est mieux que s’ils partaient individuellement pour se procurer ces intrants. L’autre difficulté, c’est l’accès à la main d’œuvre. Les producteurs sont parfois obligés de proposer plus d’argent aux jeunes, plus intéressés par la conduite des motos-taxis, afin d’avoir une main d’œuvre qui peut leur permettre de faire des travaux surtout aux moments de pointe.

 Propos recueillis par Eric Vincent FOMO

 

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