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Promotion du bilinguisme et du multiculturalisme: la Commission formée

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Jean Francis BELIBI | 16-03-2017 08:49

Les membres ont été désignés hier par trois décrets du chef de l’Etat et seront conduits par l’ancien Premier ministre, Peter Mafany Musonge.

Le suspense est levé depuis hier après-midi sur l’identité des quinze premiers membres de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM) créée par décret présidentiel du 23 janvier 2017. Ils ont été nommés par le président de la République. La Commission sera ainsi dirigée par l’ancien Premier ministre, Peter Mafany Musonge. Il aura comme vice-président, Oumarou Djika Saïdou. Les autres membres viennent de divers horizons. On y retrouve d’anciens membres du gouvernement comme Ama Tutu Muna, Benjamin Itoé par ailleurs magistrat hors hiérarchie ou encore David Abouem à Tchoyi, qui fut un temps secrétaire général de la présidence de la République, des universitaires comme l’ancien secrétaire général de l’Assemblée nationale, Samuel Efoua Mbozo’o, actuel doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’université de Douala, Mme Djanabou Bakary, enseignante au département d’histoire de l’Université de Maroua, le Dr Amadou Mohamadou Baba, enseignant au sein de la même université, des enseignants chevronnés comme Françoise Ndanga Angouing, des membres de la société civile. Dans cette catégorie on retrouve George E. Ngwane, Jean Marc Afesi Mbafor qui préside aux destinées du Conseil national de la Jeunesse du Cameroun (CNJC). L’on a également des représentants du barreau comme Me Nicodemus Halle. De même qu’un représentant religieux en la personne de l’abbé Jean Marie Bodo, un haut commis de l’administration en la personne du Dr. Pierre Vincent Ngambo Fondjo, secrétaire général du ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative. Au total, il convient de relever que la Commission compte quatre femmes.
En rappel, la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme est entre autres chargée de soumettre des rapports et avis au président de la République et au gouvernement, sur les questions se rapportant à la protection et à la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme ; d’assurer le suivi de la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles faisant de l’anglais et du français deux langues officielles d’égale valeur, et notamment leur usage dans tous les services publics, les organismes parapublics ainsi que dans tout organisme recevant des subventions de l’Etat. Elle doit en outre mener toute étude ou investigation et proposer toutes mesures de nature à renforcer le caractère bilingue et multiculturel du Cameroun. Ses membres ont été nommés pour un mandat de cinq ans éventuellement renouvelable.
 

Réaction : 

 Peter Mafany Musonge: "Nous restons ouverts à toute proposition"

Le président de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme.

Vous êtes le tout premier président de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme. Comment avez-vous accueilli cette décision du chef de l’Etat ?
D’abord, c’est une grande surprise et après, je vois que le président de la République m’a renouvelé sa confiance, en me donnant la responsabilité de diriger cette grande commission qu’il a créée et qui lui tient à cœur. Je prie pour que tous les Camerounais nous apportent le soutien et l’appui nécessaire pour mener à bien le travail qui est devant nous. J’ai la conviction que les choses iront bien.
Comment appreciez-vous le travail qui est attendu de votre commission ?
Je me dis que c’est une chance pour que le Cameroun reste debout, demeure uni et stable. Nous allons travailler pour que la paix soit maintenue dans le pays, que l’unité soit consolidée. Car, sans paix, il est difficile de travailler, d’entreprendre et de mettre en œuvre les projets. Ce travail que nous allons mener est très important. C’est ainsi que je souhaite dire aux populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qu’elles appartiennent à ce pays. C’est clair. Et cette mesure prise par le chef de l’Etat est destinée à nous amener à travailler ensemble et à vivre ensemble, sans particularisme. Donc, nous allons faire en sorte que le travail soit commun. D’ailleurs, nous resterons ouverts à toutes les propositions et idées, d’où qu’elles viennent afin que nous puissions mener à bien la mission que le chef de l’Etat nous a confiée.
 

 

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