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Ahmad Ahmad, nouveau président de la CAF

Sports
Josiane R. MATIA | 17-03-2017 10:27

 Le Malgache a obtenu 34 des 54 voix des fédérations hier à Addis-Abeba face à Issa Hayatou.

Coup de théâtre à Addis-Abeba ce 16 mars 2017. Une date qui restera dans les annales de l’histoire du football africain avec la victoire d’Ahmad Ahmad face à Issa Hayatou. Le Malgache, qui n’avait pourtant pas la faveur des pronostics, a obtenu 34 des 54 voix des fédérations membres de la Confédération africaine de football. Un succès net qui propulse ce quasi-inconnu de 57 ans à la tête de l’instance continentale après l’assemblée générale élective tenue hier à Addis-Abeba (Ethiopie). Ahmad Ahmad avait officiellement le soutien des 14 fédérations de sa zone (Afrique australe) et de Djibouti. Dans une interview en fin février sur RFI, il parlait également de certains soutiens en Afrique de l’Ouest et d’autres peu enclins à le manifester publiquement. Le résultat des urnes lui donne aujourd’hui raison alors qu’un air de révolution souffle sur le football mondial depuis les chamboulements à la FIFA. Celui qui était jusqu’alors président de la Fédération malgache de football et qui bénéficiait du soutien en coulisses du président de la FIFA, Gianni Infantino, de l’avis de certains observateurs, a bâti sa campagne autour du changement. « Nous vivons une époque de changement de leadership, de système ». Dans tous les cas, c’est  une nouvelle ère qui s’ouvre pour le football africain qui serait toutefois ingrat de ne pas reconnaître les avancés enregistrées sous la présidence d’Issa Hayatou depuis 1988.
Un bilan remarquable
Si l’Afrique pèse désormais sur la scène footballistique mondiale aujourd’hui, c’est bien grâce au Camerounais Issa Hayatou. Parmi les nombreux acquis de ses sept mandats, on peut citer les cinq places à la Coupe du monde ; l’organisation en Afrique en 2010 d’une phase finale de la Coupe du monde; les quatre sièges pour l’Afrique au sein du Comité exécutif de la Fifa contre un seul par le passé ; le passage de 8 à 16 équipes à la phase finale de la CAN. Sans parler de la création d’une CAN féminine qui a définitivement pris son envol. Tout comme le football jeunes avec des compétitions pour les différentes catégories, sans oublier les réformes de la Coupe d’Afrique des clubs champions devenue la Ligue des champions. Sur le plan financier, la CAF a connu un essor sans pareil, grâce notamment aux droits audiovisuels et cela se répercute lors des compétitions avec les dotations pour les pays participants. Un héritage dont Issa Hayatou n’a certainement pas à rougir au moment où il quitte la scène.

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