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Marché du sucre: 32 000 tonnes en stock

Economie
Josy MAUGER | 20-03-2017 18:09

Alors que la campagne sucrière est en cours, les acteurs de la filière  rassurent sur la disponibilité du produit.

Les rayons de grandes surfaces et les marchés de la vile de Yaoundé sont bien achalandés en sucre. La denrée est disponible et visible sous forme de carreaux, et en sachets en poudre de un kilogramme, entre 750 et 800 F en fonction du magasin.
Vendredi dernier, dans l’un des supermarchés du centre ville de Yaoundé, Lucien Tchobang, chef de rayons parle d’une disponibilité constante du produit. « Nous en avons dans les rayons en quantité suffisante. Il y a également un stock important en magasin », rassure-t-il. Ailleurs, dans un autre supermarché au quartier Essos, le constat est le même. Le produit  abonde dans les rayons. Il est proposé à 750 F le kilogramme. D’après  Rolande Abanda, commerçante, « il n’y a aucun souci de ravitaillement, l’offre satisfait la demande ». La commerçante confirme la disponibilité du produit. « Nous avons des magasins dans plusieurs villes du pays et ne souffrons pas de pénurie », affirme la jeune dame. Compte tenu de la cadence de l’approvisionnement dans leurs différentes boutiques, elle pense que la pénurie ne sera pas possible.
De son côté, la Société sucrière du Cameroun (Sosucam) confirme la poursuite effective de sa campagne de production. Par ailleurs, elle informe les distributeurs, les utilisateurs et les consommateurs du sucre au Cameroun de la disponibilité effective de plus de 32 000 tonnes de sucre dans ses magasins de stockage de Mbandjock, Nkoteng, Douala, Ngaounderé et son entrepôt de Yaoundé, dédié à la livraison de distributeurs spécialisés. Cette disponibilité, d’après le communiqué rendu public par l’entreprise, est déclinée en différents types de sucre en multi conditionnement et permet un approvisionnement optimal des marchés nationaux, sur la période en cours et à l’approche du jeûne du Ramadan. La campagne sucrière 2016-2017 est en cours et les usines de Mbandjock et Nkoteng, malgré la difficile et rude saison sèche, continuent de produire du sucre made in Cameroon.
 

Valentin Mbarga Biyina: « Nous n’avons pas à redouter une pénurie »

Directeur du commerce intérieur au ministère du Commerce

Quelle est la situation du marché du sucre ?

Je voudrais d’abord confirmer que le sucre est une denrée dont le marché est sensible à tous égards. C’est un produit qui rentre dans la consommation quotidienne de la plupart des ménages et à certaines périodes de l’année, elle fait l’objet de la plus grande attention non seulement des pouvoirs publics, mais aussi des consommateurs. La situation du marché du sucre est satisfaisante, nous nous situons en pleine période de production, au plus fort de  la campagne sucrière au niveau de la Sosucam. A ce sujet, l’entreprise vient de publier un communiqué très important. Ledit communiqué fait état d’une offre suffisante de  sucre dans ses entrepôts, de près de 32000 tonnes. Cela représente au moins trois mois de consommation nationale au Cameroun. Donc, nous n’avons vraiment pas à redouter une pénurie de sucre.

Vous rejetez donc les rumeurs faisant état d’une pénurie ?

En ma qualité de directeur du commerce intérieur (DCI), j’ai effectué une descente à Mbandjock la semaine dernière,  où j’ai pu me rendre compte de l’effectivité de cette cargaison de sucre. En dehors de la production de la Sosucam, nous avons les autres unités industrielles de transformation de sucre en morceaux qui sont en pleine production et qui apportent un appoint très important par rapport à l’offre de Sosucam.

Mais l’on parle toujours de pénurie de sucre à la veille de la fête de Ramadan. Quelles mesures le ministère du Commerce a-t-il prises ?

Depuis plusieurs années, le Mincommerce met en place un dispositif spécial pour assurer la couverture optimale des besoins des populations pendant la période du jeûne du mois du Ramadan. Cela ne concerne pas seulement le sucre, mais ce produit étant l’une des denrées les plus demandées, il y a des mesures spéciales qui peuvent être prises pour renforcer l’approvisionnement des marchés. Mais, il y a également d’autres denrées telles que les huiles, les féculents et même l’approvisionnement en viande et en poisson. Je crois que ce sont des dispositions habituelles qui sont prises et qui ont fait leurs preuves au fil des années.

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