Responsive image

Mutineries en Côte d’Ivoire : un accord annoncé

International
Simon Pierre ETOUNDI | 16-05-2017 14:18

Hier soir, le gouvernement ivoirien a fait savoir qu’il avait trouvé un terrain d’entente avec les soldats qui manifestaient depuis vendredi.

Les soldats mutins ivoiriens devraient retrouver les casernes. C’est en tout cas la suite attendue après l’annonce faite hier soir à la télévision nationale par le ministre de la Défense. Alain-Richard Donwahi n’a pas donné plus de précisions, mais on devrait en savoir davantage dans les prochaines heures. Ces derniers jours, la situation sécuritaire était très tendue en Côte d’Ivoire. Tout a commencé à Bouaké en fin de semaine dernière, lorsqu’un groupe de combattants démobilisés a réclamé bruyamment le paiement de primes promises par le gouvernement. Les autorités ivoiriennes ont rapidement pris la mesure des revendications et ont recommandé aux ex-combattants de déposer les armes, avec la promesse que leurs revendications seraient rapidement étudiées. Mais ces dernières heures, malgré de nombreux conciliabules, la situation s’est crispée. Outre les mutins de Bouaké, à Man, Bondoukou et Daloa, des tirs sporadiques ont également été entendus. Davantage, des soldats des casernes d’Akouedo et Gallieni, à Abidjan, sont entrés dans la danse pour réclamer le règlement des primes promises lors des mutineries de janvier dernier. A l'époque, les soldats avaient réclamé 12 millions de francs CFA de primes pour chacun d'eux. Mais le gouvernement a versé dès janvier une somme de 5 millions de francs CFA seulement !  Les 7 millions restants devaient être payés par tranches à partir de ce mois de mai. C’est la cause de la nouvelle mutinerie qui est en cours.
Mais « ce n'est pas un coup d'Etat. Nous voulons nos primes. Le président  a signé un papier pour dire qu'il était d'accord pour nos primes. Quand il paiera, on rentrera chez nous », a tenu à déclarer sous couvert d'anonymat un porte-parole des mutins de Bouaké à la presse. Les mutins semblent pourtant déterminés dans leurs revendications. Ainsi, à Bouaké, l’épicentre des revendications, ils ont usé de la manière forte pour réprimer dimanche, une tentative de protestation des populations contre leur action. Hier, c’est la capitale économique Abidjan qui a tourné au ralenti. Les casernes d’Akouédo et Gallieni ont connu une grande agitation. On y a entendu pendant toute la journée des tirs. Certes ils ne s’agissaient pas de combats, mais de tirs en l’air des soldats qui réclament le paiement de leurs primes. Ce climat délétère a contraint de nombreux Abidjanais à rester chez eux.

Partagez cet article :

0 0 0 0
Loading...

Autres articles que vous aimerez lire...

National Decentralisation Board: Extraordinary Session Today

Politique
Emmanuel KENDEMEH | 23-05-2017 16:05 | 0 0

The Secretary General at the Prime Minister’s Office, Fouda Séraphin Magloire announced the session in a press release.

Prime Minister, Head of Government,  Philemon Yang will today, May 23, 2017 at 9 :00 a.m. chair an extraordinary  session of the National Decent ...
Lire la suite

0 commentaire(s)

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter