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Santé de la reproduction: un pas de plus vers l’excellence

Societe
Yvette MBASSI-BIKELE | 18-05-2017 17:06

La convention tripartite signée hier avec l’Association pour la santé de la femme africaine et l’hôpital américain de Paris, arrime le Chracerh aux technologies de pointe, entre autres.

L’avenir du Centre hospitalier de recherche appliquée en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (Chracerh), de même que son positionnement sur l’échiquier médico-scientifique international constituent une préoccupation constante pour l’épouse du chef de l’Etat, sa marraine. C’est dans cette veine que l’institution a signé, hier à Yaoundé, une convention de partenariat avec l’hôpital américain de Paris dont la réputation en matière de prise en charge efficiente de différentes pathologies est établie. Autre signataire de ladite convention : l’Association pour la santé de la femme en Afrique (Asfa) dont la mission essentielle porte sur la sensibilisation de la gent féminine du continent sur l’intérêt du dépistage et la prise en charge précoces des cancers.
Plusieurs axes de coopération meublent le document paraphé hier. D’abord la prise en charge des malades et des pathologies gynécologiques. Des malades relevant des plateaux techniques importants inexistants dans le pays pourront être pris en charge dans des établissements en disposant à l’extérieur, à des tarifs accessibles à toutes les bourses. La formation continue du personnel du Chracerh au-delà des médicaux sanitaires sera aussi assurée. Ainsi, ceux-ci pourront se familiariser avec les infrastructures (blocs opératoires…), les types de soins proposés aux malades (radiothérapie, photothérapie, chimiothérapie…). « Il s’agit que le personnel, y compris les paramédicaux, viennent se frotter à notre expérience. Certes, le plateau technique du Chracerh est exceptionnel pour le Cameroun, et pour l’Afrique entière d’ailleurs, mais si vous ne gravissez pas échelle par échelle la qualité, vous allez stagner. Donc, il faut toujours être formé pour le meilleur », a expliqué le Dr Eric Sebban, chef service de chirurgie gynécologique de l’hôpital américain de Paris, membre de l’Asfa.
Des concertations pluridisciplinaires fondamentales seront également tenues une fois par mois par visioconférence. Elles permettront de statuer ensemble sur les cas complexes des malades et de proposer des protocoles de traitement conséquents. Deux workshops seront également organisés deux fois par an au sein du Chracerh. Au terme de chaque session, un audit paramédical (fonctionnement des infirmiers, anesthésistes…) et chirurgical sera établi. Question de voir ce qui fonctionne bien et ce qu’il faut améliorer (salles de réveil, blocs opératoires…). Enfin, des conseils judicieux seront apportés au Chracerh relativement au choix des matériels et équipements permettant au Centre d’améliorer continuellement ses performances. De manière à ce que le Chracerh reste un établissement phare en Afrique pour la prise en charge des pathologies gynécologiques.

Ils ont dit

« La première dame comprend les enjeux »

 Pr Joséphine Kassi Ahoube Kouassi, Côte d’Ivoire

« Nous ne voulons pas être en reste de l’Europe en la matière. Dans cette perspective, il nous faut un partenariat nord-sud. Et, ces experts venus de l’hôpital américain de Paris ont accepté de nous accompagner dans l’aspect oncologique. La signature de cette convention est d’un intérêt capital. Tout comme le soutien de la première dame du Cameroun : c’est une femme qui comprend les enjeux, les préoccupations que nous avons et les efforts que nous faisons relativement à la santé de la femme. Elle saura les traduire auprès de son illustre époux et du gouvernement. Je repartirai en Côte d’Ivoire plus que satisfaite. »

« Le Cameroun est une figure de proue »

 Pr Justin Mbokolo Esimo, République démocratique du Congo

« Nous avons promu l’endoscopie à Kinshasa dans mon pays. Actuellement, nous sommes en train d’acquérir d’autres connaissances qui viennent nous faire avancer dans ce que nous avons appris par le passé. Nous devons aussi mettre notre pays à la page de ces évolutions. Le gros problème en RDC c’est le manque d’équipement et assurer la maintenance du matériel disponible. Le Cameroun est un pôle de développement médical et nous, au Congo, considérons que nous devons nous allier à lui pour avancer dans ce domaine. Ce qui se fait ici en matière de cancérologie est extraordinaire. Le Cameroun est une figure de proue dans la sous-région. »

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