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Opticiens: on se réorganise

Societe
Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG | 18-05-2017 12:44

 Réunis au cours de leur assemblée générale extraordinaire le 13 mai dernier à Yaoundé, ils ont révisé les textes liés à leur métier.

C’est pour  assurer un avenir meilleur à la profession que l’Ordre national des opticiens du Cameroun (Onoc) s’est réuni en assemblée générale extraordinaire samedi dernier. Au cours de cette rencontre, il a été question de proposer aux opticiens le projet d’amendement des textes règlementaires à l’instar des lois du 7 avril 1999 et du 29 décembre 2005. A cela s’ajoute le règlement intérieur et le code de déontologie qui ont été passés aussi au scanner. « Ces lois montraient déjà des signes de fatigue et ne s’adaptaient plus à notre contexte professionnel. C’est pourquoi, il a été question de les adapter aux besoins réels de la profession », a expliqué Théodore Mbega, président de l’Onoc.
La première loi votée en 1999 a été faite pour règlementer l’exercice de la profession. Celle-ci stipule que ne peuvent exercer le métier d’opticien que ceux qui sont nantis d’un diplôme. « Or, en 1999, il n’y avait aucune institution de formation au Cameroun. Et il était très difficile de  rendre cette loi opérationnelle », ajoute Théodore Mbega. C’est pourquoi, l’Onoc a commencé à chercher les voies et moyens pour former les opticiens. D’où la signature de plusieurs conventions avec le rectorat de l’Académie de Paris. « Cette convention nous a permis d’évoluer. Nous sommes partis de cinq opticiens à  plus de 80 aujourd’hui. Mais, il était très difficile pour les Camerounais de disposer des moyens pour aller se faire former en France. C’est pourquoi nous avons travaillé avec le ministre de la Santé publique en vue de la création d’un cycle de formation au Cameroun. Ce qui a été fait en 2011 » indique Théodore Mbega. Une option qui vise à barrer la voie aux cabinets d’optique clandestins.
Concernant la lutte contre l’exercice illégal, les professionnels de ce corps de métier maintiennent le cap. « Ceux qui sont formés doivent ouvrir des cabinets d’optique au nom des opticiens diplômés et peuvent travailler en partenariat avec les investisseurs. C’est dans cette logique que nous avons signé récemment une convention avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Ce que nous allions faire en France se fera désormais au Cameroun », a conclu le président de l’Ordre. Le Minefop va appuyer le système de formation continue mis en place. Une option qui permettra de développer la profession d’opticiens au Cameroun.

 

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