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Transport en commun: et si on essayait le covoiturage...

Societe
Monika NKODO | 19-05-2017 12:03

La jeune entreprise « Amigoo » propose de faciliter la vie aux voyageurs pressés et désireux d’arriver à destination en toute sécurité.

Veille de rentrée scolaire. Les agences de voyage sont pleines à craquer. Plus une seule place dans les cars en partance pour Bafoussam. Le stress et la colère du jeune étudiant en route pour Dschang grimpent en flèche. Et comme dans une publicité, le copain qui surgit de nulle part lui crie : « amigoo.cm ». Cette mise en scène pourrait bien devenir réalité dans quelques mois, car les responsables de la start-up « Amigoo », spécialisée dans le covoiturage, comptent mettre les bouchées doubles pour vulgariser leur produit. Selon Ingrid Nya Ngatchou, PDG de Amigoo, leur plateforme en ligne est une aubaine pour tous les voyageurs qui, pour une raison ou une autre, ne désirent pas effectuer un déplacement en transport en commun. « Notre produit consiste en une rencontre entre propriétaires de voiture, et des passagers qui empruntent le même trajet », explique- t-elle. Ce service, en ligne depuis le 1er avril 2017, est né d’une expérience vécue par le fondateur et PDG, Yvon Arnauld Fanfe-De-Takou. Ce développeur web s’est retrouvé coincé un jour en fin de journée à Yaoundé, alors qu’il avait du mal à attraper un bus pour regagner son domicile. Sur le site, un conducteur et un passager peuvent s’enregistrer. Le premier pour initier le voyage puis le poster sur la plateforme, et le deuxième pour se joindre à lui. Le propriétaire de la voiture fixe le montant des dépenses pour le trajet, et le passager participe aux frais de transport. Tout conducteur qui s’inscrit procure son numéro de téléphone enregistré selon la loi, sa carte nationale d’identité et son numéro de permis de conduire. « Il doit avoir obtenu son permis de conduire depuis trois ans, pour que personne ne se retrouve avec un chauffeur novice sur les routes dangereuses », déclare la PDG. D’autres mesures de sécurité existent, comme le suivi d’un voyage par GPS, la consultation du compte Facebook pour vérifier les relations du conducteur, le numéro de la plaque d’immatriculation, le sexe des passagers (pour éviter par exemple qu’une femme ne soit la seule passagère parmi plusieurs membres masculins). Pour l’heure, aucun voyage n’a été réalisé, car les annonces postées n’ont pas rencontré de passagers. Pour Amigoo, on commence lentement, mais normal d’après ses patrons : ce type de plateformes prend deux ou trois ans à démarrer. Et pour favoriser les rencontres entre passagers et conducteurs, ils proposent leurs services à Yaoundé, au Littoral et à l’Ouest. D’ici cinq ans, ils comptent étendre leur réseau sur tout le territoire et même pratiquer des voyages inter frontaliers.

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