Rocher d’Akok-Ndoé: le Minat veut prévenir une catastrophe

 Paul Atanga Nji est descendu à Yaoundé VI mardi dernier pour évaluer la menace de chute de la grosse pierre.

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Depuis quelques semaines, les réseaux sociaux et les médias nationaux ont relayé   l’information faisant état de la menace d’une catastrophe naturelle au quartier Etoug-Ebe II dans l’arrondissement de Yaoundé VI.  En effet, le rocher dénommé « Akok-Ndoé » sis dans cette partie de la capitale, présente une grande faille qui le divise en deux blocs.

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Visiblement, un des deux blocs semble se décrocher progressivement, menaçant de dégringoler un jour  et de raser tout sur son passage, sur une distance de près de deux kilomètres. Près de 1200 personnes occupant les 180 maisons de la zone sont directement exposées à  cette potentielle catastrophe naturelle. 

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C’est donc pour prévenir le pire que le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, sur très hautes instructions du chef de l’Etat, a effectué le 8 mai dernier, une descente sur le site pour évaluer la situation. Il était accompagné du gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Béa, des responsables du Génie militaire, entre autres.

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« Il s’agit d’une situation à risque réel, parce que le bloc rocher qui est mis en cause est un bloc qui, visiblement était uni au départ et qui a subi une fracture ayant provoqué cette dislocation en deux blocs principaux », a affirmé la directrice de la Protection civile au Minat, Mme Yap Mariatou. Pour les riverains, il n’y a pas de quoi s’alarmer. Ils soutiennent mordicus que ce rocher a toujours présenté cette forme depuis plusieurs dizaines d’années.

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« Depuis l’époque de nos grands-parents, ce rocher a toujours été ainsi. Donc, il n’y a aucun danger pour le moment », a affirmé le chef de bloc Akok-Ndoé II, Ngoumou Pierre. S’opposant au raisonnement des populations riveraines, la science elle, démontre la réalité du risque.

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« L’unité de temps des phénomènes géologiques est de 100 ans minimum. Il est par conséquent difficile d’observer des phénomènes géologiques le temps d’une vie humaine », a expliqué Yap Mariatou.

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A en croire la direction de la Protection civile, le risque résulte d’une apparition de roches métamorphiques qui, au fil du temps, suite au phénomène d’érosion et d’altération, ont subi cette fracture qui est en train de s’agrandir. Le phénomène a dû s’accélérer du fait des activités humaines telles que les constructions anarchiques et l’agriculture.

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La même source indique que la région du Centre à laquelle appartient le quartier Etoug-Ebe II est  exposée aux risques de tremblements de terre, même mineur, dont il est difficile de déterminer avec exactitude la période de survenance.

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Ayant pris la mesures, de la situation, le Minat envisage une action visant à mettre les populations à l’abri d’une telle catastrophe. Une équipe technique va descendre sur le site dans les tous prochains jours.

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