Grand dialogue national : une responsabilité historique

Il est clair que le président de la République, Paul Biya, a  initié le Grand dialogue national pour mettre un terme aux violences dans les régions Nord-Ouest et du Sud-Ouest et permettre aux régions concernées de retrouver la paix et la sérénité nécessaires au plein épanouissement des populations qui y vivent. Nul n’ignore qu’un projet sécessionniste s’est greffé aux revendications corporatistes. Il est également établi que d’importantes mesures ont été prises par les pouvoirs publics pour répondre aux préoccupations formulées par les syndicats des enseignants et des avocats.

Il reste cependant que malgré la réponse des pouvoirs publics, les incompréhensions et les violences perdurent. Attaché à la paix, à l’unité nationale, au vivre ensemble et à la diversité de notre pays, le chef de l’Etat a fort opportunément convoqué ce dialogue pour remettre les pendules du Cameroun à l’heure de la paix, de la tolérance, du partage, de l’unité ; de la diversité et de la réconciliation. C’est donc à dessein que le premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, a relevé: « Nous sommes donc ici réunis pour chercher à donner à notre collectivité nationale en général, et à nos frères et sœurs du Sud-Ouest et du Nord-Ouest en particulier, un rayon de lumière dans la nuit noire des tribulations actuelles ». Ce rayon de lumière ne peut jaillir qu’à travers des solutions concrètes et pragmatiques loin des querelles de chapelles aux problèmes ayant séparé physiquement et intellectuellement les Camerounais. Ce rayon  de lumière passe aussi par la réaffirmation de notre appartenance commune à une seule et même nation, une et indivisible, à savoir le Cameroun. Ce « berceau de nos ancêtres » constitue en même temps l’héritage de la fraternité de tous les Camerounais de toutes les régions. Le Cameroun a vocation à demeurer debout quelles que soient les aléas de l’histoire. Quelles que soient les vicissitudes. Dans le but de mobiliser toutes les forces positives et constructives autour des valeurs qui sont chères à notre pays, à savoir la paix, la sécurité, la concorde nationale et le progrès, mais aussi satisfaire l’ardent désir des populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest de retrouver le cours normal de leurs activités économiques et sociales. L’occasion est donnée aux participants au Grand dialogue national inclusif d’émerger comme des artisans de la paix et du vivre ensemble, en œuvrant fortement pour le retour à la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et du Cameroun en général, en magnifiant les valeurs chères à notre patrie et en approfondissant la réflexion sur les thèmes du bilinguisme, de la diversité culturelle, de la cohésion sociale, de la reconstruction des zones touchées par la crise, du retour des réfugiés et des déplacés, du système éducatif et judiciaire, de la décentralisation et du développement local, de la démobilisation et de la réinsertion des anciens combattants ainsi que du rôle de la diaspora dans le développement du Cameroun.

Il s’agit à coup sûr d’une responsabilité historique qui incombe aux participants au Grand dialogue national inclusif en particulier et à l’ensemble de la génération actuelle en général.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category