Présidentielle ivoirienne : l’Onu sollicitée pour la supervision

Une mission de l’organisation des Nations unies vient d’être reçue par la Commission électorale indépendante. Des rencontres avec d’autres acteurs du processus électoral également prévues.

On s’achemine vers l’élection présidentielle d’octobre 2020 en Côte d’Ivoire, et déjà, sa bonne organisation préoccupe. C’est dans cette perspective qu’une délégation de l’Organisation des Nations unies (ONU), sur invitation du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, a été reçue mardi dernier par la Commission électorale indépendante (CEI) présidée par Ibrahim Coulibaly- Kuibiert. Dans son cahier de charges, la mission onusienne déterminera les besoins de la CEI. Il s’agira aussi d’évaluer les activités déjà menées, de jauger le contexte politique et rencontrer tous les acteurs politiques qui interviennent dans l’organisation de cette élection. Notamment les leaders des partis, les membres du gouvernement, la société civile, les partenaires internationaux, etc. afin de recueillir toutes les suggestions en vue d’un scrutin sans heurt. Simon-Pierre Nanitelamio, directeur adjoint de la division de l’assistance électorale de l’ONU et chef de mission a précisé qu’il s’agissait d’une mission normale dans la mesure où la Côte d’Ivoire est un Etat membre.

D’ordinaire, lorsqu’un Etat membre fait cette requête pour un accompagnement auprès des Nations unies, le secrétaire général déploie une mission dans ledit pays pour rencontrer les différents interlocuteurs. Le directeur de la communication de la CEI, Kigbafori Inza, a rappelé que la Côte d’Ivoire avait déjà sollicité son partenaire onusien en 2015, et son assistance avait permis d’apporter un soutien technique, matériel et financier lors du dernier scrutin présidentiel. En réponse aux observations d’experts nationaux et internationaux qui agitent le spectre de possibles troubles à l’approche du jour J, les autorités ivoiriennes se veulent rassurantes. Le porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré insiste sur le fait que le pays est « suffisamment outillé pour organiser ces élections de manière autonome », tout en acceptant « les conseils de partenaires et amis » de la Côte d’Ivoire. Au moins deux rencontres sont encore prévues entre la CEI et l’ONU, afin de recenser en détail, tous les besoins.

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