Développement des infrastructures en Afrique : appel à plus d’engagement

Les participants au Forum de Yaoundé se sont séparés sur cette conclusion vendredi, 15 novembre 2019.

C’est sur une note de satisfaction globale que plus de 500 participants réunis à Yaoundé pour la 12e édition du Forum africain des infrastructures se sont quittés vendredi dernier. Satisfaction d’avoir battu le record de participation. Satisfaction d’avoir pu échanger sur ce qui se fait pour définitivement développer le continent. Satisfaction d’avoir appris les uns des autres. Mais surtout satisfaction d’être parvenu à un éveil. Il est en effet ressorti des débats ministériel, des conférences plénières et des sessions que « l’optimisation de la planification, de la programmation et des financements des besoins en infrastructures routières, couplée à l’émergence d’un tissu viable des PME constituent des défis pour le développement optimal des infrastructures de qualité et à moindre coût », a affirmé, lors de la cérémonie de clôture, Paul Tasong, ministre délégué auprès du ministre en charge de l’économie. Ce Forum, placé sous le haut patronage du président de la République et ouvert par le Premier ministre, chef du gouvernement, avait pour thème : « Infrastructure de transport, catalyseur de l’émergence régionale ». Un thème qui a permis aux participants de voir, pour s’en inspirer, les modèles de développement des pays africains comme la Tunisie et le Maroc. Pour ce faire, les pays pour lesquels il y a encore un chemin à parcourir doivent s’activer pour améliorer les montages financiers et la maturation des projets. « Nos pays africains ont besoin de bons partenariats publics-privés pour leur développement inclusif », a ajouté Paul Tasong. Au Cameroun par exemple, il a été recommandé de se pencher entre autres sur le développement du transport de masse en milieu urbain, à côté de nombreux projets intégrateurs. Une session d’appel à projets a d’ailleurs permis au Cameroun, à la Tunisie et au Maroc de vendre quelques projets ayant besoin de financement soit pour le lancement, soit pour le bouclage.

Toutefois, les participants, avant de prendre rendez-vous pour novembre 2020 dans un pays encore à déterminer, ont convenu de ce que les infrastructures ne sont pas une fin en soi. Elles doivent, pour vraiment porter des fruits, être accompagnées de projets connexes, notamment dans les domaines de l’agriculture et de l’industrie.

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