Gestion de l’eau : conseils pour l'utilisation rationnelle

Des journalistes ont suivi mardi dernier à Yaoundé, une formation de l’association Water Heart, destinée à susciter l'adhésion des populations et des décideurs à cette cause.

Qui laisse couler de l'eau lorsqu'il se brosse les dents? Qui, lorsqu'il constate qu'un tuyau d'eau est rompu appelle la société en charge de l’entretien des conduits d’eaux? De simples questions auxquelles ont été soumis une vingtaine de journalistes mardi dernier à Yaoundé. Le drame des réponses obtenues est qu'elles ont su relever à quel point, d'une manière ou d'une autre, la ressource en eau est utilisée de manière irrationnelle au niveau des ménages. Une ressource pourtant tarissable et encore difficile d’accès à tous. 
D'après les statistiques présentées par l'association Water Heart, organisatrice de cette rencontre d’imprégnation des journalistes à la gestion intégrée des ressources en eau, « 2 milliards de personnes sont affectées par la pénurie en eau et 90% des pays en voie de développement sont exposés à de l'eau polluée ». Ce contraste met en exergue le problème de la gestion approximative de la ressource en eau. D’un côté l’abondance et de l’autre la disette. Un problème auquel a choisi de s’attaquer l’association Water Heart. En collaboration avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn), elle a donc réuni les journalistes pour leur faire part de leurs préoccupations sur le sujet.« D’ici peu, le terme or bleu prendra tout son sens et pourrait bien être à l’origine de conflits entre les Etats. Car en plus d’être inégalement repartie, l’eau est de plus en plus convoitée et mal exploitée », a relevé Stéphane Loke, expert des questions environnementales.Une gestion qui intègre la rationalisation de la gestion et de l’utilisation de l’eau, la mise en œuvre des mécanismes de conservation des ressources disponibles pour un meilleur accès à la ressource. « Même avec toute la volonté, nous ne pouvons sensibiliserle maximum de personnes. Or, avec l’adhésion des hommes de médias à cette cause, la sensibilisation sera accrue et touchera plus de personnes », explique Eugène Messina, expert en communication environnementale. 
 

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