Economie

Vente des fascicules : saison fructueuse

Depuis le lancement des concours officiels en mai dernier, ces documents sont vendus entre 5000 et 10 000 F l’unité, pour des revenus allant de 80 000 à 100 000 F par mois.

Les concours officiels ne font pas que des heureux du côté de ceux qui réussissent. Outre ceux qui parviennent à décrocher une place dans les universités et grandes écoles du Cameroun, il existe ceux qui, grâce à la vente des fascicules, s’en mettent plein les poches. « Je mène cette activité depuis 2015. En fonction de la qualité et du coût de production du document, le prix de vente varie entre 5000 et 1000 F l’unité », confie Victor Nyeck, vendeur de fascicules rencontré hier à l’entrée de l’Université de Yaoundé I. Sa témérité dans l’activité tient au fait qu’il en tire l’essentiel de ses revenus, surtout en période de haute saison. « Entre mai et septembre, mes revenus oscillent entre 80 000 et 100 000 F par mois, après déduction des charges liées à la production des documents. Mais entre octobre et avril, c’est la période de vache maigre », explique-t-il. 
Les bonnes affaires dans la vente des fascicules semblent être un phénomène contagieux. Flobert Teyou, autre vendeur basé à proximité de l’Institut national de la jeunesse et des sports, le confesse. « Avant le début du Covid-19, je pouvais faire des recettes de 10 000 F par jour. Ce qui me permettait de payer mes factures en toute sérénité. En déduisant mes dépenses, je pouvais me retrouver avec une moyenne de 100 000 F le mois. Mais depuis l’avènement de cette pandémie, mes bénéfices ont été divisés par deux », affirme-t-il. Clotaire Tegou, vendeur de fascicules au Carrefour du Lycée de Ngoa-Ekelle, n’entend pas lâcher prise de sitôt. « C’est grâce à la vente des fascicules que je parviens à financer mes études. Avec un revenu mensuel de 80 000 F, j’ai cessé depuis trois ans de recourir à mes parents pour certains besoins », déclare-t-il.
En termes de satisfaction quant à la qualité et au contenu des documents achetés chez ces vendeurs, les avis sont majoritairement positifs. Serge Ottou, moto-taximan le jour, étudiant la nuit, a marqué un arrêt chez Hugues Endono pour s’approvisionner. « Ça fait deux ans que j’achète ces documents pour préparer mes concours. Et depuis lors, je trouve entière satisfaction à la fois en ce qui concerne le contenu et la qualité. Les cours sont bien expliqués, les exercices et corrigés bien détaillés », lance-t-il, arborant son casque de protection. Nestor Ntack, parent, dit avoir eu du succès dans sa famille grâce à ces documents : « Au vu des résultats jusqu’ici enregistrés dans ma maison, je suis un fidèle client de ces jeunes qui se débrouillent. J’ai déjà deux ingénieurs de génie civil chez moi. Et cette fois, c’est ma fille qui veut préparer le concours de la Faculté de médecine. J’espère que cela lui portera chance ». 
 

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