Intelligence artificielle : les TIC au service du développement

Un forum a mis l’accent, sur la professionnalisation des enseignements et le développement, du 24 au 28 novembre à Dschang.

Les expériences réalisées par les étudiants de la filière mathématiques et informatique des universités camerounaises font rêver. C’est le cas de ce dispositif automatique de gestion des péages routiers mis en place et testé par un groupe d’étudiants sous la coordination du Pr Laure Pauline Fotso. « La période d’essai nous a permis de constater que sur certains péages, on peut passer des recettes de 350 000 F annoncés actuellement par les collecteurs à près de deux millions par semaine », précise l’enseignante. Un procédé d’intelligence artificielle monté par d’autres étudiants, permet aux agriculteurs de repérer les sols fertiles et les types de cultures appropriés à ces zones ainsi que la maîtrise des prévisions météorologiques avant les cultures, et les facilités pour écouler ces productions. L’innovation urbaine a aussi été expérimentée sous la forme d’une poubelle intelligente qui signale les poubelles pleines, effectue le tri des déchets et leur transformation. 


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Ces expériences montées par des étudiants ont densifié les exposés-débats qui ont meublé la première édition du Forum entreprises, recherche et développement (Fered-2020) qu’a organisé, du 24 au 28 novembre derniers, le département de mathématiques et informatique de la Faculté des sciences de l’Université de Dschang. Avec pour thématique « Intelligence artificielle, économie numérique et transformation de l’Afrique », les participants (près de 200 experts, enseignants, chercheurs et étudiants venus d’horizons divers), ont exploré l’actualité de l’intelligence artificielle, l’internet des objets, l’économie numérique, le big data analysis, et autres domaines des TIC et leur apport pour le développement de l’Afrique. Pour arrimer la formation aux besoins de l’actualité, de la professionnalisation, l’université de Dschang a noué des partenariats avec une vingtaine d’entreprises œuvrant dans le secteur du numérique, et des universités installées au Canada, en Afrique du Sud, et aux USA. D’après Marcellin Nkenlifack, le chef de département des mathématiques et informatiques de l’Université de Dschang, « leurs apports permettent à l’institution universitaire d’arrimer sa formation aux besoins de l’emploi, et de bénéficier des ressources multiples pour former des jeunes de qualité. » 


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