Circulation illicite d’armes : alerte à l’Est

Une caravane de sensibilisation initiée par le ministère des Relations extérieures faveur de la paix et du dépôt des armes, a été lancée le 23 décembre 2020 à Bertoua.

La circulation illicite des armes constitue la principale cause de destruction massive des hommes.  Selon les chiffres, ce phénomène constitue encore une réalité dans les États. A date, 100 millions d'armes sont en circuit illicite dans le monde, dont 40 millions sont détenues par les populations civiles. En Afrique centrale, on dénombre 40 millions d'armes, qui échappent au circuit formel.  La région de l'Est n'est pas épargnée par le fléau et ses affres. D'ailleurs, le braconnage qui sévit dans les nombreux parcs de la région est alimenté par ces armes de tout calibre. Elles sont, soit de fabrication artisanale ou alors de guerre. Bien plus, ces armes sont utilisées, outre le braconnage, dans les braquages et les enlèvements avec demande de rançon. Un phénomène, hélas, de plus en plus courant dans la région. «Ça alimente les conflits armés et aggrave l'insécurité. Les jeunes, femme et filles restent les principales victimes», remarque Théophile Nguia Beina, secrétaire général des services du gouverneur de l'Est. C'était le 23 décembre, lors du lancement de la caravane de la paix, à Bertoua, sous les auspices du ministère des Relations extérieures, engagé à réduire l'impact du mal. Une caravane qui s'inscrit dans le cadre du mois d'amnistie en Afrique sur la remise volontaire des armes. L’Est est ainsi visé en raison des problèmes sécuritaires posés par la situation que vit la République centrafricaine voisine avec la présence de nombreuses bandes armées.


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Au cours de la cérémonie protocolaire, des prières œcuméniques pour la paix au Cameroun ont été élevées. Il s'agit de prières pour que l'esprit d'amour habite le cœur des dirigeants politiques, traditionnels, mais aussi en faveur du démantèlement des circuits d'armes. Les armes tuent. Et il faut arrêter la saignée humaine. La marche symbolique des jeunes élèves dans les artères de la ville de Bertoua a traduit cet engagement, qui nécessite l'implication de tous. Les Forces de Défense et de Sécurité, ainsi que les autorités administratives sont régulièrement instruites à l'effet de rechercher ces armes et les récupérer, selon le représentant du gouverneur. Sur cette lancée, la société civile a reconnu les efforts déployés par le gouvernement camerounais en vue de lutter contre la circulation des armes. Non sans lui transmettre des félicitations. Les belligérants et autres terroristes tapis dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest ont été invités à déposer les armes dans les Centres agréés, mis sur pied par le président de la République, sans aucun risque pour eux.


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