Scolarisation de la jeune fille : régions et communes sollicitées

Le sujet était au cœur des échanges hier, entre cinq chefs d’agences onusiennes et le ministre de la Décentralisation et du Développement local, Georges Elanga Obam.

Georges Elanga Obam, ministre de la Décentralisation et du Développement local (Minddevel), a reçu hier, les responsables de cinq agences onusiennes résidant au Cameroun. Les dirigeants d’Onusida, Unicef, Unesco, Onu-Femmes et Fnuap sont allés requérir l’appui de ce département ministériel, en tant que tutelle des collectivités territoriales décentralisées, pour appuyer leur initiative visant à protéger la jeune fille contre les infections à VIH. Libellé sous le thème : « Education plus Cameroun. Réduire les infections VIH et autonomiser les adolescents et jeunes filles », ce projet a un double objectif. Le premier vise à aider la jeune fille à achever son cycle secondaire, et le second a pour ambition de la rendre autonome, en vue d’en faire un maillon essentiel du développement local.


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Au cours de cet entretien d’une quarantaine de minutes, Georges Elanga Obam s’est dit ravi de cette initiative et a rassuré ses hôtes sur la disponibilité sans faille de son département ministériel. Le ministre leur a ensuite promis de veiller au respect constant de la parité, de la protection et de la scolarisation des jeunes femmes. Du moins, dans les services qui relèvent de son ressort de compétence. D’autant que, selon lui, « la femme est la mère de l’humanité, et avant d’être femme, elle est d’abord jeune fille. Elle mérite donc d’être considérée, traitée avec les mêmes égards que l’homme ».


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L’initiative « Education plus Cameroun » des Nations unies procède du fait qu’au Cameroun, les adolescentes et jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans, sont plus susceptibles de contracter le VIH que leurs homologues masculins, indique l’enquête Camphia 2017. Bien plus, seulement 43% d’entre elles ont fait le secondaire en 2016. Ces différents défis s’étant exacerbés avec le Covid-19, ils méritent donc une solution multisectorielle. Lequel prendra en compte les diverses interconnexions qui existent entre l’éducation, la santé, la violence sexuelle et l’inégalité des sexes. « Le maintien des filles à l’école jusqu’au secondaire s’avère donc être la meilleure manière de réduire les nouvelles infections et mettre fin au SIDA à l’horizon 2030 », a souligné la directrice pays d’Onusida, Savina Ammassari.


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