Abus dans les rites de veuvage : ces coutumes qui font souffrir

La question a été soulevée mercredi dernier par le Minproff, Marie-Thérèse Abena Ondoa, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des veuves.


Ça n’arrête pas malgré les messages de sensibilisation et les appels aux changements de comportements lancés à travers le monde. Au Cameroun comme ailleurs, les veuves sont régulièrement mises en difficulté. Expulsion du domicile conjugal, destruction ou rétention des documents administratifs, vente ou rétention des biens et immeubles acquis par le couple, stigmatisation de celles accusées d’avoir tué leurs maris, rites de veuvage cruels, inhumains ou dégradants etc. La liste des supplices est longue.
Face à la presse mercredi dernier à l’occasion de la célébration de la 11e édition de la Journée internationale de la veuve, Marie-Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), a relevé pour le dénoncer, que la maltraitance des veuves et de leurs enfants représente l’une des plus graves violations des droits humains. Le Cameroun a tout mis en œuvre pour stopper ces pratiques sur son territoire. Le préambule de la Constitution indique que d’ailleurs que « toute personne a droit à la vie et à l’intégrité physique et morale. Elle doit être traitée en toute circonstance avec humanité. En aucun cas, elle ne devrait être soumise à la torture, à des peines ou traitements inhumains, dégradants et humiliants. » Au-delà, le pays a également ratifié la quasi-totalité des instruments juridiques de protection des droits des femmes, et des veuves en particulier. 
Malgré ces textes qui auraient pu garantir une meilleure protection de ces femmes, elles continuent d’être maltraitées. D’après le Minproff, la célébration de cette Journée internationale est l’occasion de « marquer un temps d’arrêt pour interroger nos us et coutumes, dont l’applicatio...

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