« Nos routes ne favorisent pas les échanges »

André Alexis Ssi Zanga, maire de Bengbis.

Quels sont les problèmes qui minent le développement harmonieux  de votre commune ?
Avec les différents problèmes auxquels nous faisons face, il est difficile de choisir un seul. Sans être exhaustif, je prendrai dans l’ordre d’importance : l’enclavement, l’électrification rurale, la formation des jeunes aux activités génératrices de revenus.
Quelle est la situation réelle des routes à Bengbis ?
De par sa position géographique au confluent des régions du Centre et de l’Est avec le Sud, Bengbis dispose d’un important réseau routier de près de 300 km. L’état piteux de ces routes, que ce soit celles qui nous lient à Sangmelima, à Akonolinga au Centre, Somalomo et à Messamena à l’Est, ou celles qui sont internes dans l’arrondissement, toutes ces voies ne favorisent aucun échange aisé. Les déplacements sont onéreux et très difficiles. La conséquence directe est un sentiment d’isolement. Nous sommes un grand bassin de production agricole : banane plantain, manioc et cacao…sont des spéculations qui sont produites en abondance ici. Le vrai problème, c’est leur écoulement, vers d’importants marchés que sont les grandes agglomérations.
Avez-vous envisagé quelques pistes de solution, pour y remédier, si oui, Lesquelles sont retenues ici ?
En guise de pistes de solutions, le ministère des Travaux publics a été approché, nous avons bénéficié d’un peu plus d’un milliard de F, pour l’entretien de près de 150 kilomètres de route. En plus, le Programme d’aménagement et de développement intégré de la boucle minière du Dja entreprend des projets chez-nous. L’emphase est mise sur les projets routiers. Des études ont été faites pour le bitumage des axes importants et l’entretien de plusieurs tronçons de routes. Je ne saurai terminer sans évoquer l’électrification rurale, un volet non moins important qui nous tient aussi à cœur. Aujourd’hui, Bengbis a uniquement la ligne urbaine, toutes les zones rurales croupissent toujours dans l’obscurité. Sur ce cas, outre la main tendue vers l’Etat avec quelques projets en cours, la commune approche des promoteurs d’énergie scolaire, pour des mini-centrales solaires dans certains villages pilotes, avant d’entrevoir l’extension dans tous les villages. Sur le plan purement interne, nous avons beaucoup d’espoir, avec la mise en exploitation de la forêt communale. Les revenus issus de son exploitation nous permettront, à coup sûr, d’implémenter des projets endogènes visant à trouver des solutions aux problèmes énoncés plus haut.
 

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