Processus électoral à la Fecafoot : de la tensions dans l’air

La tenue d’une assemblée générale d’adoption des textes ce mardi à Yaoundé suscite de nombreuses réactions et questions.


 Ce mardi 13 juillet au Mont-Febe de Yaoundé, la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) tiendra une assemblée générale extraordinaire. Un seul point est à l’ordre du jour : l’adoption des nouveaux statuts, du code électoral, du code d’éthique, du code disciplinaire, et autres textes réglementaires de la Fecafoot. Cet ordre du jour suscite de nombreuses réactions depuis des semaines. Certaines voix remettant en cause la légitimité de l’exécutif en place à conduire ce processus électoral qui a démarré récemment avec la désignation, au niveau des ligues régionales, des délégués appelés à adopter ces textes demain.
A ce sujet d’ailleurs, un courrier adressé à la Fecafoot par le ministre des Sports et de l’Education physique et qui se retrouve sur la place publique grâce à la magie des réseaux sociaux, demande purement et simplement de sursoir à cette AG. Le document pointe du doigt certaines irrégularités. Notamment le non-respect des dispositions de la loi du 11 juillet 2018 quant au contrôle de conformité du processus électoral assigné à la tutelle. Point le plus important : le non-respect de l’esprit et de la lettre des sentences rendues par le Tribunal arbitral du sport et la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun « induisant l’illégitimité des personnes convoquées ce 13 juillet ». Pour rappel, la CCA avait confirmé l’assemblée générale de 2009 comme celle devant valider les textes. Du coup, le Minsep n’est pas prêt à désigner deux commissaires du gouvernement pour cette AG dans un « contexte critique et d’incertitude juridique ».
Cette sortie n’a pourtant pas perturbé la sérénité de la Fecafoot qui reste droite dans ses bottes et entend poursuivre son processus ce mardi. Dans sa réponse, la Fédération estime n’avoir violé aucune loi, précisant que « la sentence de la CCA du 10 juin n’a toujours pas été signifiée à la Fecafoot pour lui permettre d’en aviser, le cas échéant ». De toute façon, à Tsinga, on n’entend pas s’arrêter à cette sentence de la CCA et on préfère se placer sous le parapluie de la FIFA et de la CAF. Pour l’exécutif intérimaire actuel de la Fecafoot, l’AG de 2009 « a cessé d’exister depuis 2013 » et les organes en place sont reconnus « tant par les autorités nationales qu’internationales dont la FIFA et le TAS ».
Une chose est certaine. Ce qui s’apparente à un (énième) bras de fer aura un impact sur le processus électoral dont l’aboutissement est annoncé pour octobre prochain avec l’élection du nouveau président, comme l’indique le calendrier de la Fecafoot. En coulisses, les candidatures se préparent avec d’anciens joueurs annoncés sur le départ de la course, aux côtés probablement du président intérimaire actuel, Seidou Mbombo Njoya. Les prochains jours et semaines s’annoncent en tout cas particulièrement turbulents pour le football camerounais. Une situation qui tombe très mal au moment où le Cameroun est engagé dans l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2021.
 

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