Reconstruction des économies africaines : plaidoyer pour des contributions plus généreuses

La question était au cœur du sommet sur la reconstitution des ressources IDA la semaine dernière en Côte d’ivoire.

Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey en qualité de représentant du président de la République, Paul Biya, a pris part le 15 juillet dernier à la réunion de haut niveau Ida-20 en Côte d’ivoire. L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui accompagne les pays les plus pauvres de la planète dans la réduction de la pauvreté en leur accordant des prêts et des dons destinés à des programmes. Il était globalement question au cours de ce sommet de faire un plaidoyer pour inciter les contributeurs aux ressources de cette initiative à être plus généreux, au vu des effets de la pandémie du Covid- 19 sur les économies africaines. Comme résolutions, les participants (dont une quinzaine de chefs d’Etat) ont réitéré l’appel lancé lors du Sommet sur le financement de l'Afrique à Paris du 18 mai 2021, pour un soutien accru au continent, en vue de mieux se reconstruire après la crise découlant du Covid-19. Ils ont aussi exhorté les donateurs de l'Ida à soutenir une reconstitution ambi- tieuse et importante des ressources de l’Ida-20 pour une mobilisation d’au moins 100 milliards de dollars (55,6 000 milliards de F) d’ici la fin de l’année 2021, afin d’atteindre les objectifs énoncés dans la déclaration d’Abidjan. Des objectifs qui se résu- ment à trois axes majeurs: l’amélio- ration du capital humain, la création d’emplois par des politiques de dé- veloppement du secteur privé et la relance économique.

Ils ont également promis de travailler à améliorer significativement la capacité d’absorption des ressources pour une exécution diligente des projets et programmes et se sont engagés à poursuivre les efforts de mobilisation des recettes fiscales, tout en utilisant de façon transparente et efficiente les ressources mobilisées. « L'Afrique, au cours de ces dernières années avant la pandémie du Covid-19, a pu imprimer une dynamique de croissance qui lui a permis de réduire l'extrême pauvreté, d'avoir davantage de richesses produites et partagées et de progresser vers des objectifs de développement durable. Il se trouve malheureusement qu’en 2020, pour la première fois depuis près d’un quart de siècle, nous avons eu un taux de croissance négatif, c'est à dire une récession », a expliqué le Minepat qui a également évoqué les autres conséquences qu’auront entraîné cette pandémie. « Il est donc important, pour que nos pays puissent faire face déjà, à la pandémie en terme de riposte sanitaire et de vaccins, de bénéficier des ressources venant de nos partenaires qui, à travers Ida 19 ont mis à la disposition de manière anticipative près de 50% des ressources mobilisées. C'est-à- dire près de 50 milliards de dollars (27,7 000 milliards de F) », a-t-il ajouté. Le plaidoyer des pays africains qui souhaitent une reconstruction de leurs économies est donc, au sens du Minepat, que la communauté internationale aille plus loin en matière de mobilisation des ressources .

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