Collectivités territoriales décentralisées : l’équation des ressources humaines

Communes et régions font face à l’absence d’un personnel qualifié, mais des opportunités existent.

Elles sont quelque peu présentées aujourd’hui comme le ventre mou du processus de décentralisation en cours au Cameroun depuis janvier 2010. Les ressources humaines, puisqu’il s’agit d’elles, semblent cruellement faire défaut aux communes, et depuis peu, aux régions. Non pas que les communes et les régions n’arrivent pas à trouver des personnes acceptant de travailler dans ces entités. Mais simplement parce que celles actuellement utilisées ne répondent pas toujours aux critères, notamment ceux prescrit par l’arrêté du 24 août 2009 rendant exécutoire les tableaux-types des emplois communaux, signé du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation de l’époque. Très peu de communes ont pu mettre en application ce texte qui était exécutoire six mois seulement après sa signature. La faute ici, à une absence de moyens conséquents pour avoir à leur disposition, des personnels recrutés directement aux 10 e , 11 e et 12 e catégories, comme le prévoit par exemple le texte mentionné ci-dessus.

Pour ce qui est des personnels formés à l’ex-Centre de formation pour l’administration municipale de Buea (Cefam), aujourd’hui remplacé par la National School of Local Administration (Nasla), ceux-ci, étaient intégrés aux 7 e et 9 e catégories pour ceux qui étaient issus respectivement des cycles I et II de cette école. Par ailleurs, cette école n’était pas suffisamment outillée pour répondre aux attentes des communes. Ces nombreuses insuffisances ont amené les pouvoirs à prendre conscience de cette situation et à envisager, non seulement la réforme de l’unique centre de fo...

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