Transition au Tchad : un agenda encore chargé

Le Conseil militaire de transition doit poursuivre la pacification du pays, tenir un dialogue politique inclusif, et organiser des élections libres et transparentes dans les délais requis.

Arrivé aux commandes du Tchad dans un contexte tendu, au lendemain du décès tragique du Maréchal Idriss Deby Itno le 20 avril dernier, le général Mahamat Idriss Deby semble avoir apaisé l’atmosphère. Que ce soit le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), une rébellion tchadienne basée en Libye, l’opposition tchadienne ou la communauté internationale, tout le monde semble désormais être rangé pour laisser le Conseil militaire de la transition (CMT) faire son bonhomme de chemin. Avec le temps, la tempête des premiers jours s’est adoucie d’autant plus qu’on entend de moins en moins de sons discordants, vis-à-vis de la junte au pouvoir. Elle semble avoir su faire usage de ses contacts et de son influence pour calmer le jeu. 
Tous les regards semblent désormais tournés vers août 2022, une date censée sonner le glas de la transition. Car, il sera question de soumettre le général Mahamat Idriss Deby et son équipe aux affaires au test de sincérité sur leur promesse de rendre le pouvoir à un régime démocratiquement élu après dix-mois de magistère. « Nous voudrions rassurer que les membres du Conseil militaire de transition vont rendre le pouvoir à un gouvernement civil, à l'issue des élections libres et démocratiques dans un délai de 18 mois », avait alors déclaré le président du CMT, au cours de son premier message à la Nation le 27 avril dernier. 
Mais, avant d’y arriver, le Conseil militaire de transition a encore de nombreux défis qui se dressent sur son chemin. Le général Mahamat Idriss Deby a à cœur la sécurité et la protection de l&r...

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