Collège de Mazenod de Ngaoundéré : l'écusson qui fâche

Vendredi dernier, la préfecture de la Vina a été prise d’assaut par des parents d’élèves d’obédience musulmane qui s’opposent au port obligatoire de cet accessoire sur lequel est dessinée une croix.

Des parents d’élèves musulmans en grand nombre à la préfecture du département de la Vina. À l’intérieur du bureau, le préfet Yves Bernard Awounfac Alienou s’entretient avec l’Imam de la Mosquée centrale de Ngaoundéré, Cheihk Mahamoud. Ce dignitaire vient de rédiger un communiqué interdisant le port de la croix, insigne qui se trouve sur l’écusson du collège de Mazenod de Ngaoundéré. La scène s'est déroulée vendredi dernier. Ceci parce que les responsables du collège de Mazenod ont rendu obligatoire cette année le port de l’écusson sur la tenue scolaire, accessoire sur lequel est dessiné une croix. Une obligation qui conduit à la contesta- tion des parents d’élèves d’obédience musulmane.

Au regard de cette décision ferme de l’administration de cet établissement, le lamido de Ngaoundéré, Sa majesté Mohamadou Hayatou Issa a mis en place une équipe dirigée par l’Iman de la mosquée centrale de Ngaoundéré, Cheihk Mahamoud afin de convaincre les responsables dudit établissement de revenir sur sa décision. « La médiation de l’Association camerounaise pour le dialogue inter religieux (Acadir) n’a pas porté ses fruits », a confié l’iman de la Mosquée centrale. C’est ainsi que ce dernier va signer un communiqué invitant les parents musulmans à inscrire leurs enfants dans des établissements laïcs. Dans son communiqué adressé aux imans des mosquées de la ville de Ngaoundéré qui doit se répercuter jusqu’au niveau des fidèles, l’iman précise que cette décision prise par le collège de Mazenod s’apparente à une méthode subtile d’évangélisation savamment orchestrée allant de la maternelle jusqu’au cycle secondaire. Compte tenu de la situation, il invite les jeunes musulmans à s’abstenir de manière responsable, de porter tout signe religieux qui ne cadre pas avec les enseignements musulmans. Suite à ce communiqué, le préfet de la Vina, Yves Bertrand Awounfac Alienou a convoqué l’Imam de la Mosquée centrale de Ngaoundéré afin de s’expliquer sur son communiqué qui alimente les réseaux sociaux. Pendant plusieurs heures, les deux hommes se sont entretenus dans la logique de trouver un terrain d'entente. Rien n’a filtré de cette rencontre .

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