« L’unité et la paix sont une quête permanente »

François Zogning, président du Bureau du comité directeur de l’UPC

Quel bilan faites-vous à l’issue du 8e congrès ordinaire de l’Union des populations du Cameroun (UPC) tenu les 11 et 12 septembre derniers ?

Ce furent de grandes retrouvailles pour nos militants qui attendaient ce moment depuis quatre ans. C’est pourquoi,ils sont venus de tous les coins du pays pour leur grande fête. Heureux d’avoir donné une nouvelle direction à leur parti, ils sont repartis tout en promettant de redynamiser leurs bases pour que l’UPC ne soit plus jamais absente là où on décide du sort du Cameroun.La charge de président du Bureau du comité directeur n’est pas nouvelle pour moi. J’ai été élu au congrès organisé par mes soins en juin 2012. Puis, il y a eu unité avec le comité provisoire constitué de toute les tendances et c’est moi qui présidait les réunions. Ce qui nous a permis d’avoir sept mairies en 2013. Je voudrais, avant de me retirer définitivement, laisser une UPC debout.

Au-delà de l’arrivée de nouveaux dirigeants, quels sont les autres changements intervenus dans le cadre du fonctionnement et de l’organisation du parti ?

Quelques amendements ont été apportés aux statuts afin de permettre au parti de fonctionner normalement. Notamment pour ce qui est du rôle du secrétaire général et du président du Bureau du comité directeur. L’article 23 relève clairement que le secrétaire général est le chef du parti. Le présidentdu Bureau du comité directeur préside les réunions dudit Bureau et ce comité directeur fixe les grandes orientations du parti.

Le congrès s’est tenu sans certaines grandes figures actuelles de l’UPC qui disent ne pas se reconnaître dans ce qui s’est passé le week-end dernier. Certains ont d’ailleurs saisi des juridictions pour que le congrès et ses résolutions soient déclarés nuls. N’aurait-il pas été plus indiqué de rechercher le consensus avant satenue ?

A l’UPC, c’est la base qui décide. Cette dernière avait déjà pris l’option du congrès lors de la réunion du comité directeur de Boumnyebel il y a quelques mois. Des commissions avaient été mises sur pied. Elles ont travaillé et rendu leur rapport. Quelle que soit la qualité du militant, il ne doit pas penser décider seul de ce que le parti doit faire ou pas. Le Cameroun est un Etat de droit. Nous attendons avec sérénité le verdict des tribunaux, après avoir tout essayé pour ramener nos camarades à la raison. Le principal chantier c’est le rassemblement.

Concrètement, comment faire pour en finir avec les dissensions dans le parti ?

L’unité et la paix sont une quête permanente. Nous allons retourner rencontrer ceux qui n’étaient pas là lors du congrès du 11 et 12 septembre derniers. Ce parti a trop souffert pour que nous continuons à rester insensible à cette situation. C’est pourquoi, nous avons pris la résolution de demander aux sections qui n’ont pas pu être au congrès, pour quelle que raison que ce soit, d’envoyer la liste de leurs membres au comité directeur. Nous sommes avant tout des camarades. Ce qui veut dire que nous avons quelque chose en commun. Nous nous entendrons, à défaut, sur un minimum.

Quel levier va actionner le nouveau directoire pour que l’UPC récupère l’espace politique perdu ?

Un parti politique doit être proche de la population. C’est ce que nous allons faire. Concrètement, cela peut prendrel a forme de meetings ou de campagne de proximité, à travers le porte à porte.En tout cas, on fera tout ce qui peut contribuer à sensibiliser et à rassurer nos électeurs, qui sont d’ailleurs très nombreux.

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