Ciment et farine de blé : comment contenir les prix continuent

Le ministre du Commerce a de nouveau rencontré les opérateurs économiques exerçant dans ces secteurs d’activité hier à Yaoundé.

En venant au ministère du Commerce (Mincommerce) le 27 juillet dernier rencontrer Luc Magloire Mbarga Atangana, Xavier-Saint Martin Tillet, administrateur-directeur général du groupe LafargeHolcim Côte d’Ivoire ne pensait pas revenir sitôt. Hier encore, il était l’hôte du Mincommerce, en compagnie de Jacques Yves Mbele Ndoe, président du conseil d’administration de Cimencam, pour, une fois de plus, parler de la situation du ciment dont le coût de production est fortement impacté par la conjoncture actuelle. La faute à l’augmentation du prix du clinker, matière première de fabrication de ce produit. D’après le président du conseil d’administration de Cimencam, les coûts de production du ciment sont très variables compte tenu de l’impact du Covid-19 sur les chaînes d’approvisionnement. L’audience visait donc à voir dans quelle mesure l’Etat pourrait aider cette société à continuer à produire à des coûts acceptables. « Le prix du clinker a doublé. Aujourd’hui chaque sac de ciment que fabrique Cimencam coûte 1200 F plus cher qu’il y a un an. L’entreprise fait face seule à ces charges là car si elle les répercutait sur le prix du sac de ciment, il coûterait 6 000 F à ce jour. Jusqu’ici Cimencam prend en charge ces coûts et cela représente entre deux et trois milliards de F tous les mois », a indiqué Xavier-Saint Martin Tillet. Il était donc question de voir avec le ministre comment réduire une partie de ces coûts par des aides fiscales et aussi comment une partie de ces coûts devait être répercutée sur le prix du ciment, a ajouté l’hôte du Mincommerce. Mais pour l’heure, les prix concertés et communiqués en juillet dernier restent en vigueur, à savoir 4900 F à Yaoundé pour le Robusta par exemple. 
Autre secteur où les prix continuent de s’affoler sur le marché international, le blé. De quoi s’inquiéter des répercussions sur le marché local. Le Mincommerce a également rencontré des acteurs de la filière meunière pour envisager des mesures en vue d’éviter que les prix finaux ne soient impactés. « La situation du blé au niveau mondial reste très difficile. Avec les nouvelles récoltes, les prix ont continué d’augmenter du fait de la conjoncture. C’est un secteur où nous sommes nombreux à opérer au Cameroun. On a pu travailler avec le gouvernement depuis le début de l’année. Nous allons continuer à avoir d’autres réunions parce qu’il va falloir faire face à cette situation et sécuriser au maximum les prix et la disponibilité de la farine au Cameroun», a indiqué Cyrille Piantoni, directeur général de la Société Grand Moulin du Cameroun (Sgmc) qui produit la farine boulangère. Heureusement, les acteurs reconnaissent trouver auprès du gouvernement une oreille attentive. Luc Magloire Mbarga Atangana, de son côté, ajoute que la préoccupation du Cameroun est de s’assurer que le marché est approvisionné en quantité mais aussi que les coûts sont accessibles. 
 

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