Championnat d’Afrique de volley-ball féminin : les Lionnes, puissance 3

Retour sur le parcours des championnes d’Afrique, qui regagnent Yaoundé cette mi-journée.

La sélection nationale seniors de volley-ball féminin est rentrée dans l’histoire du sport camerounais en devenant la première équipe, toutes disciplines sportives confondues, à remporter un troisième sacre continental consécutif, après 2017 (Cameroun) et 2019 (Egypte). Dimanche dernier, après leur victoire en fin de matinée en demi-finale contre le Nigeria par 3 sets à 0, Christelle Nana Tchoudjang et ses coéquipières n’ont pas eu la possibilité de se reposer suffisamment avant finale. Cinq heures ! Un temps de récupération court pour affronter ce redoutable adversaire qu’est le Kenya. Cette programmation alambiquée est la résultante de l’interruption du tournoi pendant 48 heures. C’est donc grâce à leur mental qu’elles auront réussi à faire la différence face aux Kenyanes robustes qu’elles ont dominées sur le score de 3 sets à 1, après 123 minutes de jeu.
La quête d’un troisième sacre revenait sans cesse dans le discours de Christelle Nana et de ses coéquipières. Elles savaient que ça n’allait pas être facile, puisqu’au début, une vingtaine de sélections nationales avaient confirmé leur participation à cette compétition. Mais surtout, le Kenya qui n’aspire qu’à reprendre à nouveau les commandes de la discipline sur le continent, depuis 2017. Finalement, neuf équipes nationales prendront le départ de ce 20e Championnat d’Afrique seniors de volley-ball féminin. Le Cameroun hérite du groupe B en compagnie du Kenya, de la Tunisie, du Burundi et de la République démocratique du Congo (RDC). En phase de poule, les Camerounaises ont dominé Kenyanes, Tunisiennes et Burundaises sur le score identique de 3 sets à 0. Le dernier match de poule contre la RDC ne se disputera jamais à cause de la crise survenue en plein tournoi. 
Les filles de Jean René Akono se sont préparées dans des conditions différentes de celles auxquelles elles ont été habituées avec des stages au-delà de nos frontières. Crise sanitaire oblige, tout s’est passé à Yaoundé. Elles quitteront d’ailleurs le Cameroun plus tôt que prévu, ne disposant pas de terrains d’entraînements. Le Palais polyvalent des sports ayant été réquisitionné pour une compétition internationale. A Kigali, non seulement il y a les infrastructures adéquates nécessaires pour la concentration, mais surtout, ce temps est mis à profit pour l’acclimatation de l’équipe. C’est là-bas que Laetitia Moma Bassoko va rejoindre le groupe pour la finalisation de la préparation de la sélection nationale. 
 

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