Investissements boursiers en Cemac : d’abord la formation

Education et protection des investisseurs au cœur de la semaine d’activités ouverte hier à Douala, à l’initiative de la Commission de surveillance du marché financier.

Du beau monde ce 12 octobre à Douala, à l'occasion de l'ouverture de la Semaine internationale de l'investisseur Cemac, initiée par la Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale (Cosumaf) et la Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale (Bvmac). Autour de Berthe Eko Eko, représentant le Minfi, l'ambassadeur Nagoum Yamassoum, président de la Cosumaf, Dieudonné Evou Mekou, vice-gouverneur de la Banque des États de l'Afrique centrale (Beac), Jean Claude Ngbwa, Dg de la Bvmac, des investisseurs, des intermédiaires agréés Cosumaf, mais aussi le public, désormais cible privilégiée de la bourse. Thème de la rencontre, « L'éducation boursière et la protection de l'investisseur à l'ère de la digitalisation des instruments financiers et de la gestion collective ».
A l’ouverture des travaux, la représentante du Minfi, tout en félicitant la Cosumaf et la Bvmac, a mis l'accent sur les résultats obtenus depuis la fusion des deux bourses sous régionales, qui font désormais de la Bvmac, une place financière robuste appelée à être un acteur majeur du financement des entreprises et de la mise en œuvre des stratégies de développement économique et social. 
La promotion de l'éducation boursière des investisseurs devient donc un impératif, pour veiller à ce qu'ils aient accès à un conseil de qualité ainsi qu'à une solide protection, surtout dans le contexte de la digitalisation des instruments financiers. D’où l'accent à mettre sur l'élaboration d'une stratégie d’éducation permettant aux investisseurs d'améliorer leurs connaissances des instruments financiers, et d'acquérir des compétences et la confiance pour identifier les risques et saisir les opportunités sur le marché et opérer des choix judicieux. Au besoin, demander de l'assistance. Avec pour principal axe, la sensibilisation des investisseurs aux risques inhérents aux produits financiers présentant des rentabilités certaines. Ceci afin d'éviter les escroqueries qui se sont multipliées ces derniers mois sur les instruments financiers digitaux.
Tous, régulateur, Cosumaf, Minfi, entreprises, intermédiaires de bourse, sociétés de gestion de portefeuille, sont concernés. Pour le président de la Cosumaf, tout sera fait pour que ces défis soient relevés. L'élaboration d'un business plan est ainsi annoncée, de même que de nouveaux instruments financiers pour mieux structurer le marché, avec l'engagement des États. La communication inaugurale de Dieudonné Evou Mekou et les échanges qui ont suivi ont permis un partage d'expérience instructif, appelé à apporter des éléments au régulateur pour une meilleure éducation boursière de tous et la protection des investisseurs.
 

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