Enseignements secondaires : plus de 900 000 diplômes en souffrance

Au cours d’une séance de travail hier à Yaoundé, le ministre Nalova Lyonga est montée au créneau pour exhorter les lauréats à retirer leurs parchemins.

La situation est inquiétante. Plus de 665 000 diplômes abandonnés dans les délégations régionales des Enseignements secondaires. Avec 255 000 autres en souffrance dans les sous-centres d’examens et 6 000 à l’Office du baccalauréat du Cameroun (OBC). Ces chiffres sont le résultat d’un audit mené récemment sur le terrain par le ministère des Enseignements secondaires à l’effet de déterminer le taux de retrait des diplômes des lauréats aux examens officiels. Il s’avère à cet effet que le retrait des parchemins ne fait pas courir. Hier à Yaoundé, Nalova Lyonga, ministre des Enseignements secondaires (Minesec), est montée au créneau au cours d’une séance de travail avec les structures en charge des examens dans la perspective d’inciter les lauréats à venir récupérer leurs diplômes. « De même que les examens officiels sont un grand engouement pour la communauté éducative et nationale, le retrait des diplômes devrait l’être autant. Mais nous constatons qu’après la publication des résultats des examens officiels au Cameroun, les impétrants n’entrent pas en possession de leurs parchemins alors que ces diplômes sont bel et bien édités par le ministère des Enseignements secondaires », regrette Madelienne Shewa, directeur des Examens, des Concours et de la Certification au Minesec. Celle-ci indique d’ailleurs que le non retrait de ces diplômes pose de nombreux problèmes liés à la conservation et au stockage dans les structures en charge des examens et les délégations régionales. Il s’agit notamment des intempéries, des feux et des insectes qui détruisent ces documents fragiles.
Les diplômes étant des documents personnels, pour résoudre ce problème, le ministre Nalova Lyonga a proposé la numérisation de ces documents officiels de manière pérenne dans les structures en charge des examens de telle sorte que chaque parent qui souhaiterait vérifier l’authenticité de réussite de son enfant consulte en ligne. Une sensibilisation de la communauté éducative, des parents et des lauréats s’impose également afin que ces derniers puissent retirer leurs diplômes. « C’est important pour les jeunes Camerounais qui désirent poursuivent leurs études à l’étranger. Les entreprises nationales et internationales réclament souvent l’authentification des diplômes », a ajouté Madelienne Shewa. Etienne Roger Minkoulou, directeur de l’OBC, fait appel à la loi pour savoir le délai lié à la destruction des archives afin de libérer l’espace. « A l’Office du baccalauréat du Cameroun, nous avons plus d’1,9 million d’imprimé de diplômes. A côté de cela, s’ajoutent les dossiers physiques des candidats. Nous avons un problème d’espace et de conservation. Nous demandons aux lauréats de venir les retirer », a-t-il exhorté.
 

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