Commercialisation du bois légal : la piste du Web

Une application Internet dédiée aux transactions commerciales entre les différents acteurs de la filière présentée au cours d’un atelier organisé lundi dernier à Yaoundé.

A défaut de se rencontrer physiquement, exploitants forestiers et acheteurs ont désormais un espace virtuel pour leurs échanges. Il s’agit de l’application du Marché intérieur du bois « Mib » au Cameroun, qui a fait l’objet d’un atelier tenu lundi 18 octobre 2021 à Yaoundé. Organisées par le ministère des Forêts et de la Faune (Minfof), les assises avaient pour but de présenter le contenu, les fonctionnalités de la plateforme et former les opérateurs économiques de la filière bois à la saisie dans sa base de données. En effet, le Cameroun dispose d’un patrimoine forestier qui recouvre près de 22,5 millions d’hectares dont 17,5 millions d’hectares de forêt exploitables renfermant environ 300 espèces de bois recensées. D’où la volonté de promouvoir la gestion durable de la ressource. Une volonté qui s’est manifestée, d’après Joseph Nyongwen, secrétaire général du Minfof qui présidait l’atelier, par l’avènement des réformes du secteur tel la ratification de plusieurs accords comme l’Accord de partenariat volontaire dans le cadre de l’application des règlements forestiers, les échanges commerciaux de bois et dérivés et la gouvernance (Apv/Flegt). 
Seulement, la filière tarde à sortir de l’ornière. Un retard lié à la persistance des contraintes qui engendrent une rareté virtuelle de la ressource ligneuse et un renchérissement du prix du bois. « D’où l’engagement du gouvernement à faire la promotion et la commercialisation du bois légal et des produits forestiers », a indiqué Joseph Nyongwen. Une ambition qui s’est matérialisée par la création de l’application « Mib » au Cameroun. « Il s’agit d’une plateforme virtuelle de collecte et de diffusion d’informations relatives à l’offre et à la demande du bois pouvant aboutir à une transaction entre les consommateurs et les exploitants », a relevé Marthe Aurellie Zintchen, chef de la cellule informatique du Minfof. 
Ainsi, cette plateforme va permettre aux exploitants forestiers d’intégrer des données telles que l’origine de leur bois et le type d’essence qu’ils commercialisent dans la base de données. Les acheteurs et autres acteurs de la filière pourront ainsi consulter ces données et entrer en contact avec les exploitants pour diverses opérations. Les travaux de deux jours vont aboutir à une opérationnalisation de l’application « Mib » avec une visualisation du volume de bois légal considérable sur lequel les transactions pourront s’effectuer. 
 

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