Cameroun-Allemagne : on négocie l’avenir

Les différentes parties étaient réunies hier à Yaoundé pour définir le nouveau cadre de coopération économique.

Hier à Yaoundé, Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), a présidé le lancement des travaux de négociations intergouvernementales germano-camerounaises. Cette rencontre va se poursuivre ce jour. C’était en présence de cinq autres membres du gouvernement, de l’ambassadeur d’Allemagne, Corinna Fricke et du représentant du ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement, Simon Koppers. L’objectif de ces négociations intergouvernementales est de fixer les enveloppes financières des interventions du triennat 2021-2023. La santé, le développement rural, la gestion durable des ressources, la protection de l’environnement et la bonne gouvernance sont entre autres les secteurs concernés. Ils ont été retenus après des consultations tenues en juin dernier. « Ces axes prioritaires correspondent aux quatre piliers de notre stratégie nationale de développement (SND30). Voilà pourquoi l’Allemagne a choisi de mettre l’accent, pour la période 2021-2023, sur ces principaux piliers », a expliqué le Minepat. Selon Alamine Ousmane Mey, la coopération entre ces deux pays a toujours visé le bien-être des populations. Les deux parties n’ont à chaque fois ménagé aucun effort en faveur du développement économique et social des Camerounais. « Nous avons espoir que les performances antérieures qui ont permis d’atteindre de bons résultats vont donner lieu à une augmentation de l’enveloppe dédiée à la coopération allemande avec le Cameroun », a-t-il poursuivi. 
Outre ces axes prioritaires, il y avait aussi sur la table des participants, la question de la protection de la biodiversité qui a été au cœur des débats lors de la 26e conférence des Nations unies sur les changements climatiques (Cop 26), à Glasgow en Ecosse, du 31 octobre au 12 novembre derniers.  Pour la partie allemande, la contribution du gouvernement camerounais est capitale dans la protection des 300 millions d’hectares de forêt du Bassin du Congo. En effet, le Cameroun assure la présidence de la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) et a pour facilitateur le gouvernement allemand. A ce titre, il veille à la protection de la biodiversité en Afrique centrale. « Le Cameroun a joué un rôle majeur pas seulement pour lui-même mais aussi pour toute la Comifac. Et c’est important pour la coopération internationale », a affirmé Simon Koppers. 
 

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