Incident à Missong : toute la lumière se fera

La mort de 9 civils par balles le 1er juin dernier, a déclenché les procédures usuelles visant à établir les responsabilités et sanctionner éventuellement l’armée camerounaise.

L’action des forces de défense et de sécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a été entachée le 1er juin dernier d’une bavure qui a coûté la vie à près d’une dizaine de personnes dans la petite localité de Missong par Zhoa, dans l’arrondissement de Fungom, département de la Menchum. Dans un communiqué rendu public à cet effet le 7 juin 2022, le ministère de la Défense, par la plume du chef de la division de la Communication, le capitaine de vaisseau Cyrille Serge Atonfack Guemo, est revenu sur les circonstances de cette regrettable bavure, œuvre de quatre des sept d’un sous groupement du 53e Bataillon d’infanterie motorisé. S’agissait-il d’un acte délibéré de la part de ces éléments des forces de défense et de sécurité ? Certainement pas, au regard du contexte dans lequel ils ont été amenés à évoluer dans le cadre de la mission qui leur a été confiée à savoir, retrouver un de leurs camarades d’arme porté disparu. Mais c’est le caractère disproportionné de la réaction de ces éléments des forces de défense et de sécurité qui est en cause, au regard du nombre important de victimes civiles enregistré au cours de la mission qui a été confiée à ce sous groupement par sa hiérarchie.
Le malheureux incident survenu le 1er juin dernier est de ceux qui arrivent, hélas, dans les zones de conflit. Tout dépend simplement de la manière de gérer ce type de dérapage. En prenant les devants à travers des mesures conservatoires à l’encontre des éléments des forces de défense et de sécurité mis en cause, et en communiquant sur ces faits, le haut commandement militaire entend faire montre de transparence et ne pas laisser impuni cet événement. La gestion de l’affaire dite de « Ngarbuh » survenue le 14 février 2020, montre à suffisance l’état d’esprit des plus hautes autorités camerounaises qui, si elles entendent œuvrer à la préservation de l’intégrité territoriale du Cameroun, voudraient voir ce processus mené dans le strict respect des droits de l’homme et particulièrement des droits des populations habitant les zones de conflit. Il ne saurait du reste en être autrement dans la mesure où...

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