Interview : « il faut cibler les investisseurs nationaux et étrangers »

Patrick Hervé Wan, Enseignant-chercheur à l’Institut des hautes études sur la gouvernance territoriale et la décentralisation.

Certaines régions, notamment l’Extrême-Nord et l’Ouest, annoncent, pour les prochaines semaines, des forums pour présenter les opportunités qu’offrent leurs territoires et espérer attirer des investisseurs. Cette démarche vous semble-t-elle pertinente ?
Oui, c’est une démarche tout à fait pertinente. Ceci, puisqu’il s’agit simplement du marketing territorial qui n’est autre que l’art de positionner une région ou, plus globalement, une collectivité territoriale décentralisée sur le vase marché mondial. En outre, c’est une démarche qui vise à attirer des investisseurs sur un territoire donné, à promouvoir une image du territoire favorable au développement endogène.

Etant donné le caractère assez récent des régions sur la scène de la décentralisation et du développement local, quelles sont les chances de succès de ce type de déploiement ?
Les chances de succès de ce type de déploiement sont multiples. D’abord, il valorise les ressources cachées des régions, contribue à l’amélioration de l’image du territoire tout en le rendant attractif. Ensuite, il stimule les investisseurs à prendre d’assaut des territoires présentant des opportunités d’investissement. Enfin, il facilite l’arrivée des nouveaux partenaires de développement territorial.

Pour un début, vaudrait-il mieux se tourner d’abord vers les opérateurs nationaux, ou alors on peut également viser des investisseurs étrangers ?
Nous pensons qu’il est important de cibler les deux acteurs (opérateurs nationaux et investisseurs étrangers) sus-évoqués. D’abord, les opérateurs nationaux pour la simple raison qu’on ne se développe pas avec les biens à autrui. Et, en second position, viser les investisseurs étrangers. Car, en plus d’investir dans une relative crainte, ils disposent des capitaux, ...

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category