« Le Cameroun est le pays à partir duquel tout va se faire »

Pr. Jean Marie Kasia, président de la Société africaine de chirurgie endoscopique en gynécologie, Adg du Chracerh.

Professeur, au terme des travaux du 2e Congrès de chirurgie endoscopique en gynécologie, quelles sont les retombées pour le Cameroun et l’Afrique en général ?
Il s’agit tout d’abord d’une reconnaissance internationale pour le Cameroun. Sur le plan international, la communauté scientifique reconnaît aujourd’hui le Cameroun comme pôle d’excellence dans le domaine de la chirurgie endoscopique. D’abord parce que c’est le premier pays qui a introduit la chirurgie minimale invasive en Afrique, et c’est ce même pays qui cherche à vulgariser, à diffuser et à renforcer le développement de cette chirurgie endoscopique dans toute l’Afrique. C’était le premier pays à pouvoir faire la chirurgie endoscopique franchement, car elle était utilisée à l’époque seulement dans le cadre du diagnostic avec des outils qui n’étaient pas adaptés. Mais avec l’avènement de la coopération qu’on a eu avec le Pr. Maurice Antoine Bruhat de Clermont-Ferrand qui en est l’inventeur, nous avons reçu des connaissances qui, une fois revenu au Cameroun, nous ont permis de développer des projets que le gouvernement a pris à bras le corps. C’est aussi une reconnaissance par rapport à notre président de la République qui a été un grand visionnaire et qui a su faire le choix d’une technologie comme celle-là, adaptée à une économie précaire comme la nôtre. Et évidemment son épouse qui a vite compris que le travail est énorme, et qu’il faut qu’elle le seconde. Le président appelé à s’occuper à d’autres choses, son épouse a observé qu’en tant que femme, il fallait supporter ce volet-là. C’est pour cela que je crois que c’est une victoire pour l’Afrique, pour le Cameroun que le couple présidentiel a remporté car ce n’était pas facile, ce n’était pas donné car beaucoup de gens n’y croyaient pas il y a 20 ans, que nous puissions atteindre ce résultat. Ce congrès, comme le précédent en 2018, est donc une belle réussite à mettre à l’actif de la vision du président de la République et de son épouse, et de son gouvernement bien évidemment. 

On a beaucoup parlé de vulgarisation de la chirurgie endoscopique qui est une technique révolutionnaire sur le continent. Comment votre organisation compte-t-elle procéder ?
C’est une grande question et c’était d’ailleurs l’un des thèmes de ce congrès. Pour développer cette chirurgie il fallait passer par les expériences des uns et des autres dans le monde. Au vu de ces différentes expériences, nous en sommes arrivés à la conclusion que la diffusion de cette chirurgie dans toute l’Afrique commence par la formation. Des workshops sont organisés, comme en Tunis. Après ce sera la RDC, puis l’Algérie, ensuite l’Afrique du Sud. Donc tous ces pays ‘accordent pour dire que la société africaine de chirurgie endoscopique en gynécologie doit être le socle à partir duquel cette chirurgie devra se développer. Et le Cameroun est le pays à partir duquel tout va se faire. C’est pour cela que la société internationale a choisi le Cameroun et le Chracerh comme centre d’excellence et de formation en chirurgie endoscopique. Donc il y a des formations qui vont se faire par vague, avec tous les pays. Nous allons faire trois sessions de formation par an, qui vont permettre d’intégrer tout le monde. Dès lors, on ira faire des ...

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