Conflit Arabes Choas / Mousgoums : la cohabitation, au calme

Près d’un an mois après le conflit ayant opposé les deux communautés, les villes et villages vivent désormais au rythme du retour des déplacés internes et des réfugiés qui avaient fui.

Pas besoin d’un baromètre pour constater la baisse de la tension dans les localités jadis foyers d’affrontements intercommunautaires dans le département du Logone-et-Chari, région de l’Extrême-Nord. Comme indicateur palpable, le retour massif des déplacés internes et des réfugiés de retour du Tchad voisin après un déplacement forcé, qui aura duré environ 11 mois. Dans les communautés, les populations sont affairées à récupérer ce qui peut l’être pour se reconstruire un abri. Dans le village Almagoche, le blama Harouna Youssouf, chef traditionnel de 3e degré des Arabes Choas se veut rassurant. « Le conflit entre nous et les Mousgoum relève désormais du passé. Voyez comment nous sommes ensemble, nos enfants jouent et vont puiser de l’eau ensemble. C’est dire que nous avons déjà oublié le problème », affirme-t-il. « Nous nous sommes battus entre nous frères. C’était une erreur, une incompréhension, et heureusement, nous avons compris que le conflit n’est pas bien, il faut s’entendre pour évoluer ensemble », renchérit Mahamat Amdrella, un Mousgoum habitant le même village.  
C’est le même son de cloche dans le centre-ville de Logone-Birni, pour Ouza Alahadji Ibrahim, une femme Kotoko, membre de la Croix-rouge. Pour cette dernière, le conflit n’a fait que « sé...

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