Obtention du titre foncier : l’éternel casse-tête

Des délais longs, de nombreuses tracasseries et une corruption omniprésente, rendent ce secteur pénible pour des usagers qui souhaitent déjà voir s’appliquer la nouvelle réforme foncière.

La propriété foncière reste un défi majeur au Cameroun. Pour se retrouver en possession d’un terrain titré, les potentiels acquéreurs doivent faire des mains et des pieds. Des procédures trop longues, des tracasseries à n’en plus finir, une corruption au zénith de sa forme dans ce secteur, découragent plus d’un. Les décrets qui découlent de la loi foncière de 1974 et ses ordonnances reconnaissent des droits de propriété et d’usage des terres. Ils visent les conditions d’obtention des titres de propriété. Bien que les ordonnances de 1974 prévoient la possibilité de devenir propriétaire foncier, certaines des conditions d’accès à la propriété sont considérées comme discriminatoires par la majorité des usagers. 
Par exemple, l’immatriculation n’est possible que pour des terres présentant des mises en valeur datant d’avant la date du 6 juillet 1974. Les peuples autochtones et les éleveurs, ou encore les jeunes qui ne pourraient justifier de l’existence d’une mise en valeur antérieure à juillet 1974, se retrouvent en difficulté. La loi est également en décalage avec les méthodes traditionnelles de gestion des terres, qui sont souvent articulées autour de la notion de propriété collective plutôt qu’individuelle. Appliquées à la lettre, les dispositions d’immatriculation ont fragilisé les droits fonciers des populations rurales.  Sans oublier le coût élevé et la complexité des formalités administratives qui rendent la propriété foncière inaccessible pour la plupart des personnes.
S’appuyant sur ces difficultés liées au foncier, le gouvernement camerounais a entrepris de réformer le cadre juridique du domaine foncier. Ceci également dans la perspective de protéger les droits fonciers ruraux dans un contexte où les investissements et les projets à grande échelle sur les plans agricole, infrastructurel, forestier, minier, entre autres, augment...

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