Nord : une fille sur trois sans acte de naissance

Le faible taux d’enregistrement de la femme et de la fille à l’état civil a mobilisé les 21 et 22 novembre dernier les acteurs du domaine afin de trouver une solution

Dans la partie septentrionale du pays en général et la région du Nord en particulier, il est fréquent de rencontrer des citoyens sans actes de naissance, alors que l’acte d’état civil est le fondement d’un état moderne, gage de l’identité citoyenne et domaine d’expression par excellence de la souveraineté. La situation dévient plus préoccupante lorsque le gap entre l’enregistrement à l’état civil des garçons et des filles est très élevé. Selon les informations recueillies au service des statistiques du Bunec du Nord, chaque année environ un enfant fille sur trois n’est pas enregistré dès la naissance et ne dispose de ce fait pas d’un acte de naissance. Le problème est encore plus important en zones rurales. C’est donc pour trouver une solution à cette situation, que le Bureau national de l’état civil pour le Nord, avec l’appui de la coopération allemande à  travers le projet Pamec-Giz, a réuni tous les acteurs du domaine les 21 et 22 novembre dernier, pour tabler sur la situation. L’objectif étant de dénicher les problèmes qui entravent l’enregistrement du genre et de relever ce taux d’enregistrement dans la région du Nord. Tenez par exemple, sur la période 2014-2018, les chiffre affichent dans la région du Nord, pour ce qui est des actes de naissance obtenus dans les délais, un écart défavorable pour les filles de 8% et pour les actes de naissance obtenus par jugement supplétif, avec un écart en plus défavorable pour les filles de 22%. Durant la même période, les données comparées d’enregistrement des faits d’état civil en fonction du sexe affiche 46,15% des filles contre 53,85% des garçons dès la naissance. Pour les actes des décès, le gap est encore...

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