Entretien routier : le salut par la décentralisation

40 milliards de F. C’est le montant de l’enveloppe retenue pour l’entretien de l’ensemble du réseau routier du Cameroun, pour le compte de l’année 2023. Des ressources à puiser dans le budget d’investissement public du ministère des Travaux publics (Mintp) et du Fonds routier. Cet argent sera réparti entre les dix régions du pays, suivant la nomenclature des routes, mais également leur état de dégradation, leur importance pour l’économie du pays et leur densité. Ainsi, au terme des concertations menées du 7 au 9 décembre dernier par Emmanuel Nganou Djoumessi, on a une idée claire de ce à quoi aura droit chacune des dix régions du pays. 
Ainsi, dans la région de l’Adamaoua, une enveloppe de 2,256 milliards de F sera mobilisée pour l’entretien des routes et des ouvrages d’art, soit un taux de 5,67% sur la ressource globale. La région du Nord recevra 1,426 milliard de F, soit un taux de répartition de 3,58% de l’enveloppe globale. La région de l’Extrême-Nord, avec une enveloppe d’un peu plus de 2,160 milliards  F, s’en tire avec un taux de 5,43%. Dans la région du Littoral, 1, 5 milliard de F sera nécessaire pour assurer la praticabilité des routes, soit un taux de 3,77% de l’enveloppe globale. Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest mobilisent respectivement 1,979 milliard de F et 3,324 milliards F. Pour l’entretien des routes et ouvrages d’art dans la région du Centre, une enveloppe de 2, 665 milliards de F sera mise à disposition, alors que la somme de 2, 993 milliards de F sera allouée à l’entretien des routes et ouvrages d’art dans la région de l’Ouest. Dans les régions de l’Est et du Sud, des enveloppes de 1,044 milliard et 1,718 milliard de F seront respectivement mobilisées. 
A côté de ces montants, sont prévues de façon globale, des actions visant à protéger et à renforcer le dispositif de protection du patrimoine routier. Elles seront couvertes par une enveloppe de près de 1,4 milliard de F, alors que le montant alloué aux études et au contrôle des travaux est de 1,950 milliard de F.  Les provisions diverses sont chiffrées à 2 909 693 744 F et l’enveloppe allouée à l’entretien des routes communales s’élève à 12,5 milliards de F, soit un taux de 31,39%. Et c’est à ce niveau que l’intérêt est plus poussé, car cette précision permet de confirmer que la décentralisation est une réalité pour ce qui est de l’entretien routier. D’ailleurs, au ministère des Travaux publics, l’on affirme que le transfert de ressources au niveau communal est effectif depuis 2013. 
Au début du processus, c’est une enveloppe de 13 millions de F qui était allouée aux communes. Presque dix ans plus tard, ce montant est passé du simple au double, pour se fixer à environ 27 millions de F au bénéfice de chacune des 360 communes que compte le pays. Des fonds tirés du budget d’investissement public du ministère. Et cela semble plutôt bien se dérouler jusqu’ici, puisque les maires d’arrondissement et parfois de ville reçoivent de quoi entretenir les routes qui sont de leur ressort. D’ailleurs, avec l’appui de l’Institut national de la statistique, un recensement est en cours et devrait être bouclé d’ici 2023. Avec ce répertoire, les différents acteurs devraient être mieux fixés sur leur secteur de compétence. Et après le transfert de ressources aux communes, les régions devraient bientôt prendre le relais. 
En effet, jusqu’ici, le Mintp, chargé de la gestion des autoroutes non concédées et des routes nationales pour le compte de l’Etat, s’occupaient encore des routes régionales, le temps que les régions, avec tout ce qu’il faut comme structures, ressources et compétences, soient opérationnelles. Mais pour l’année 2023, maintenant que les exécutifs régionaux sont en place, le ministère se dit prêt à transférer plusieurs projets du réseau régional aux responsables régionaux, pour un montant de plus de 6,7 milliards de F. Cepend...

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie