Infrastructures routières : le chantier de la qualité

La question est une fois de plus revenue lors des travaux de la conférence semestrielle des responsables du ministère des Travaux publics la semaine dernière.

Le ministère des Travaux publics a tenu les 24 et 25 janvier derniers, la conférence semestrielle de ses services centraux et déconcentrés sur le thème : « Exécution efficace et suivi rigoureux des projets d’infrastructures relevant du Mintp : outils, méthodes et rendus. Une occasion de se projeter pour mieux accomplir ses missions au cours de cette année. D’abord pour faire le point du patrimoine routier. Il faut dire que le Cameroun dispose d’un réseau routier de 121 873,93 km dont 10553,78 km bitumés (8,7%), 111320, 15 km de routes en terre (91,3%) et 1796,37 km en cours de bitumage. « Sur les 121 873,93 km du réseau routier, 58,86% sont en bon ou moyen état de circulation et 41,14% en mauvais état. Les routes communales ou régionales connaissent des points de rupture, notamment en saison de pluies », reconnaissait Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics lors de son passage devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée nationale en décembre dernier. 
En effet, plusieurs contraintes entravent l’exécution efficace des projets routiers. On peut citer entre autres : les allocations budgétaires insuffisantes, l’environnement financier global très contraignant, la faible performance de certaines entreprises contractualisées, la libération des emprises. Et plus récemment, le changement climatique s’est ajouté à la liste des contraintes. Il est désormais courant d’enregistrer une rupture du trafic du fait des dégâts causés par les inondations. Comment, dans cet environnement peut-on faire pour poursuivre le développement du réseau routier camerounais? Par ailleurs, en plus de la quantité de routes praticables relativement faible, la qualité laisse à désirer. On a tous déjà observé sur une route nouvellement construite des nids de poule et d’autres types de malfaçons. Il faudrait donc aussi mettre un accent sur cet aspect. Surtout quand on connaît le coût de nos infrastructures, on ne peut pas s’offrir le luxe de ne pas les construire avec un minimum de rigueur. « Les infrastructures routières constituent l’un des principaux leviers de la concrétisation de la transformation structurelle. L’année 2023 a connu un effondrement du réseau routier pour une double raison : ces axes routiers, pour la plupart, ont accompli leur durée de vie (au moins 15 ans) ; les conséquences des changements climatiques avec l’abondance des pluies. Celles-ci ont trouvé des ouvrages d’assainissement ou de drainage au dimensionnement insuffisant p...

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