Lutte contre corruption dans le Sud : la Conac diagnostique 54 cas

Le bilan de la « clinique anti-corruption », opération menée du 15 au 19 avril dernier, a été présenté par le président de la Conac au cours d’une conférence de presse, vendredi dernier.

Le Rev. Dr Dieudonné Massi Gams, président de la Commission nationale anti-corruption (Conac), a rendu public, vendredi dernier, les résultats de l’opération baptisée « Clinique anti-corruption ». Une campagne que l’institution a menée dans la ville d’Ebolowa, pour le compte de l’ensemble de la région du Sud, à partir 15 avril 2024. Avec le gouverneur Félix Nguele Nguele à ses côtés, le président de la Conac révèle que 54 cas de dénonciations ont été traités au cours de l’opération conduite en étroite collaboration avec le procureur général près la Cour d’appel du Sud qui a mis à contribution des officiers de police judiciaire. Se montrant exhaustif, il va dénombrer les secteurs concernés par les dénonciations reçues à travers divers canaux mis en place par la Conac. 
On note ainsi : des cas de détournements des fonds dans les postes de péage ; l’extorsion des fonds dans des inspections d’arrondissement de l’Éducation de base ; la corruption autour de l’obtention des titres fonciers ; la corruption auprès des postes de perception dans les trésoreries, ainsi que le non-paiement des prestations relevant, entre autres, des avancements et allocations familiales ; l’extorsion de fonds au sein des postes de contrôles routiers mixtes police - gendarmerie ; Réception et paiement des marchés publics mal exécutés ou tout simplement fictifs par des collectivités territoriales décentralisées, etc. Les autorités administratives et les responsables sanitaires de la région ont également été indexés, sans oublier la société Eneo et ses sous-traitants. Rev. Dr Dieudonné Massi Gams continue en citant nommément ces individus n’appartenant pas à des administrations qui ont aussi été...

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