Baccalauréat général : soupçon de fuites

Des informations relayées sur la Toile dévoilent ce qui s’apparente à des transactions et autres conversations autour de la commercialisation des épreuves.

C’est l’actualité du moment. Depuis lundi soir, Internet s’affole autour d’une histoire de fuite des épreuves écrites du baccalauréat de l’enseignement général. A travers des pages Facebook, des captures d’écran dévoilent des échanges entre « dealers » d’épreuves et acheteurs. D’après certains audios entre camarades, les épreuves soumises aux candidats le premier jour de l’examen, seraient identiques à celles commercialisées quelques heures plus tôt. « Merci pour l’épreuve de littérature, je vous crois. La dissertation était pareille » « Merci beaucoup Mr. L’épreuve d’info est revenue intégralement. Je vous suis très reconnaissant ». Des supposés candidats, reconnaissants envers leur fournisseur après la journée du 27 mai dernier. 
D’après ces informations abondamment relayées sur la Toile, la vente des épreuves du Bac se déroulerait dans des groupes Télégram et WhatsApp. « Ceux qui me font confiance, venez Ib », peut-on lire sur les captures d’écran d’un groupe sous le pseudonyme « Office du baccalauréat ». La plateforme serait composée de plus 6 000 membres. Il faut attendre 1h ou 3h du matin pour recevoir le précieux sésame. Car, « jusqu’à minuit, les épreuves sont encore scellées ». Et pour rentrer en possession d’une épreuve, il faut débourser en moyenne 1500 à 3000 F. Cependant, avant d’envoyer les épreuves in box, les commerçants sont invités à changer leurs noms Télégram. D’autant plus que certains membres du fameux groupe « Office du baccalauréat » dénoncent la présence d’« espions ». Des échanges qui ont poussé internautes et lanceurs d’alerte à dénoncer cette pratique. D’autres sont allés jusqu’à publier les noms et numéros de téléphone de ceux qui partagent « l’eau pure ».  
Face à toutes ces informations, CT s’est rapprochée de l’Office du baccalauréat du Cameroun. Le chef de l’antenne régionale pour le Centre, Benoît Mekongo Ondoua, s’est voulu très clair...

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